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dimanche 21 juin 2026

Maurice Leblanc : L’île aux trente cercueils

 

J’ai lu L’île aux trente cercueils afin de répondre au thème de l’île initié par Cléanthe pour le challenge Escapades en Europe. Mais j’ai finalement choisi un autre titre L'Arche de la tempête (Ici) et je ne présente ce livre de Maurice Leblanc qu’aujourd’hui. Il s’agit d’un polar fantastique mais tous les évènements trouveront une explication rationnelle grâce à Arsène Lupin qui n’intervient que dans la dernière partie.


Sarek ou Sark 


Le récit se déroule dans une île fictive Sarek située au large de l’archipel des Glénan qui évoque l’île anglo-normande de Sercq (ou sark en anglais). Elle est entourée de trente dangereux écueils que les insulaires nomment les trente cercueils. Il y est aussi question d’une mystérieuse pierre magique aux grands pouvoirs, La Pierre-Dieu. Une légende dit que trente victimes correspondant aux trente écueils doivent périr dont quatre femmes qui seront crucifiées. Parmi elles, notre héroïne Véronique d’Hergemont est la victime toute désignée.

Véronique d’Hergemont a perdu son fils et son père il y a quatorze ans. Son mari, le monstrueux Vorski, symbole du Mal, est mort lui aussi. Lorsqu’elle apprend que son fils et son père sont toujours vivants et vivent sur l’île de Sarek, Véronique entreprend un voyage qui se révèlera semé de dangers et terrifiant. Elle vivra d’horribles aventures qui la conduiront inexorablement à la crucifixion. Mais… 

Le roman est construit sur un curieux contraste : Une partie où règne le fantastique avec un crescendo dans l’horreur censé provoquer la peur chez le lecteur puis, avec l’arrivée d’Arsène Lupin, une suite qui se veut nettement comique !

Le problème c’est que ce récit tarabiscoté ne m’a pas fait frissonner une seule seconde (trop, c'est trop!). De plus, l’humour (lourd) d’Arsène Lupin m’a agacée. Bref, je suis restée imperméable à toutes les tonalités du récit. Je me suis demandée si les livres de Maurice Leblanc avaient vieilli ( à moins que ce ne soit moi... forcément !) car c’est un auteur que j’aimais bien quand j’étais jeune sans être particulièrement "accro" !




Je me suis donc intéressée à l’auteur que je pensais être né au XX siècle. Wikipedia m’apprend qu’il est né à Rouen en 1864 et adolescent a connu Gustave Flaubert et Guy de Maupassant. Il crée Arsène Lupin, gentleman-cambioleur, au début des années 1900.  Le récit de L’île aux Trente cercueils se situe en 1917 et est publié en 1919. Finalement, Maurice Leblanc aura connu trois conflits franco-allemands   : En 1970, il est envoyé en Ecosse par son père pour le soustraire à la guerre, puis  1914-1918,  et en 1940, il fuit l'occupation allemande et se réfugie à Perpignan. C'est là qu'il meurt en 1941. Je comprends mieux pourquoi Vorsky qui personnifie le mal dans toute son horreur est « un germain, ce peuple semi-barbare », « un Boche » et même « un super-Boche »