Dans Ils n’ont rien vu de Andrea Marta, Sive, irlandaise, journaliste freelance, vient avec ses deux filles Faye (6 ans), Bea (2 ans) et Toby son bébé de deux mois, à Londres pour accompagner son mari Aaron. Ce dernier, avocat brillant et aisé financièrement, doit retrouver ses amis, anciens colocataires d’université, après vingt ans où chacun a fait sa vie… et commémorer aussi les 15 ans de la mort accidentelle de Yasmin qui était alors la fiancée d’Aaron.
La rencontre a lieu mais n’est pas aussi chaleureuse que l’espérait Sive qui est un peu la pièce rapportée et ne peut partager les mêmes souvenirs. L’ambiance est donc loin d’être parfaite lorsque survient le drame. Dans le métro, Sive qui pousse un landau ne parvient pas à entrer dans le wagon, à l’heure de pointe, alors que ces deux filles sont déjà à l’intérieur. Elle les voit disparaître. Si elle parvient à récupérer la plus petite rapidement grâce à l’intervention des agents de sécurité, il n’en est pas de même de la plus grande. Faye a disparu. La police, Aaron, Sive et tous leurs amis cherchent désespérément des indices mais en vain. On soupçonne des bandes mafieuses contre lesquelles Aaron a plaidé. Celui-ci a beaucoup d’ennemis. La torture commence pour les parents avec de fausses espérances, d’affreux moments de découragement et de désespoir. Les sentiments des personnages sont analysés avec beaucoup de justesse.
Le roman alterne entre les recherches de la fillette disparue et les scènes de retrouvailles des amis avec des retours dans le passé. Sive constate vite que c’est plutôt un duel d’égo qui se joue entre les mâles dominants, son mari en tête, qui n’épargne pas les mauvaises plaisanteries à Scott, pilote d’avion, pour le rabaisser et réciproquement. C’est à qui des deux sera celui qui a le mieux réussi. Mais tous deux se liguent lorsqu’il s’agit de se moquer de Dave, surnommé Trigger, autrement dit Bêta, Lourdaud, par ses charmants camarades. Il n’est qu’un simple policier autrement dit un fauché ! Quant aux femmes ? Il y a Nita, la soeur de Yasmine, qui est influenceuse, superficielle, vaniteuse. On devine qu’elle était très jalouse de sa soeur à l’époque. Maggie semble la plus raisonnable et Sive qui n’est pas douée pour les relations sociales aimerait bien qu’elle devienne son amie.
Le suspense est maintenu sans faillir et ce roman policier qui joue avec habileté sur les ressorts psychologiques des personnages nous tient en haleine jusqu’au bout. Un bon roman policier, donc, mais cruel quand on est grand-mère et que l’on va bientôt amener ses petits-enfants à Londres ! J’ai vécu l’histoire ! J’ai décidé de mettre dans le sac de mes plus petits leur adresse et numéro de téléphone !

Ah oui, ce roman policier semble bien efficace s'il a réussi à te convaincre d'être particulièrement prudente pour votre prochain voyage à Londres.;)
RépondreSupprimerOui, mais il est marche très bien aussi, j'en suis sûre, pour les lecteurs qui ne vont pas à Londres !
Supprimeril a l'air addictif! Et je comprends ton geste pour le sac des petits...
RépondreSupprimerIl est addictif et repose sur la psychologie des personnages.Ce que j'aime !
Supprimerouh là là, un polar qui risque de me faire des cauchemars ! Le pire scénario que puisse imaginer une maman anxieuse comme moi !
RépondreSupprimerC'est vrai que l'on est de tout coeur avec Sive, la mère !
SupprimerOh la la, quel cauchemar de perdre des enfants dans les transports ! C'est sûr que c'est une bonne précaution de mettre un papier avec un numéro dans leur sac.
RépondreSupprimerJe le ferai ! De plus on ne cesse de nous répéter que trouver un enfant dans une ville de 8 millions d'habitants, c'est mission impossible !
SupprimerUne lecture qui t'as fort impressionnée on dirait. Je note.
RépondreSupprimerC'est un sujet qui captive, en effet, mais ce qui est intéressant c'est tout ce que cela révèle des personnages et de leurs rapports entre eux.
SupprimerTu prépares ton expédition à Londres? Tu peux aussi suspendre des pancartes aux cous des enfants si vous prenez le Tube! Ce livre me fait envie!
RépondreSupprimerCela fait partie de mes peurs paniques la perte d'un enfant dans un lieu public .
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