La Madone de Pellini est une bande dessinée fantastique présenté en deux tomes 1) Lamb House et 2) L’orphelinat de Rosewood, sur une histoire imaginée par François Rivière et illustrée par Riccardo Federici.
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Londres 1891 |
A la médiathèque, c’est la beauté des illustrations qui m’a attirée et lorsque j’ai vu qu’il était question de Henry James, j’ai cru un instant qu’il en était l’auteur. En réalité, le scénariste de cette BD, Francis Rivière, imagine que les nouveaux propriétaires de Lamb House, l'ancienne maison de Henry James, découvrent dans une cachette des documents et des manuscrits de l’écrivain et, en particulier une nouvelle intitulée La Madone de Pellini dans laquelle Henry James est à la fois auteur et personnage.
Nous sommes en 1891. La mode au XIX ème siècle est à l’occultisme et aux séances de spiritisme. Une jeune fille, Nora de Wing, habitant à Bruxelles, arrive à Londres pour rejoindre l’institut d’études psychiques. Elle veut développer ses dons de médium. Les pensionnaires de l’institut ont tous des particularités, un certain Mr Arnoldo, en particulier, a des dons de visionnaire. Plus tard, cet homme étrange la fait fuir avec ces visions effrayantes de l'avenir.
Nora de Wing est ensuite présentée à l’écrivain Henry James et à son ami, Francisco Guibilati, un peintre épris de peinture italienne du XVI siècle.
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Nora est présentée à Henry James et au peintre |
Lors d’une visite dans un musée, avec ses nouveaux amis, Nora découvre le tableau d’une femme nommée La Bella Donne di Lucca du peintre Pellini, un artiste de la Renaissance, que Francisco Guibilati admire.
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La Bella dona di Luccas de Pellini |
Nora se rend à une séance de spiritisme, et là, la jeune fille est hantée par l’esprit d’une femme, Antonia, qui s'impose à elle. Elle s’évanouit et se réveille en proie à la terreur, poursuivie par des visions d'une vie antérieure qui n'est pas la sienne. Elle est alors invitée par Guibilati chez Henry James d'où elle disparaît brusquement.
Dans le tome 2, Nora réapparaît à Londres sous le nom de miss Antonia dans l’orphelinat de Rosewood où elle enseigne le théâtre aux enfants. Et là, j’avoue que je n’ai plus trop compris l’histoire tant le récit est complexe. Dans une autre vie, Francesco Guibilati, assistant du peintre Pellini, (celui-ci est doté d'un pouvoir magique) jalouse le talent de son maître. De plus, tous deux sont amoureux d'Antonia qui doit incarner la Madone dans le tableau que Pellini a commencé. Francesco assassine son maître, l'empêchant de terminer le tableau qui disparaît dans "les limbes de l'art".
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La madone de Pellini |
Pour faire vivre ce chef d'oeuvre, les esprits des personnages du tableau sont rappelés à la vie avec l'aide des médiums de l'institut des études psychiques, rassemblés puis aspirés dans la toile.
Nora, en particulier, possédée par l'esprit d'Antonia, incarne la Madone. Désormais son image rayonne sur la toile mais la jeune fille meurt.
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"Pauvre enfant" dit Henry James |
Il m’a fallu deux lectures pour le tome 2 avant de débrouiller les fils de cette intrigue et je suis loin d'avoir tout compris. C’est bien dommage car les dessins sont envoûtants, l’atmosphère fantastique avec les images hallucinées des victimes et le retour dans le passé de la Renaissance italienne.
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L'assassinat de Pellini |
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Henry James découvrant les "esprits" qui vont figurer dans le tableau |