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mercredi 25 mars 2026

Patrick Grainville : La nef de Géricault

 

 

La nef de Géricault de  Patrick Grainville 

J’ai toujours été fascinée par le radeau de la Méduse, non par le tableau bien qu’il témoigne incontestablement du génie du peintre, de son sens du cadrage, du mouvement, d’une maîtrise extraordinaire...  mais ce n’est pas le style de peinture que j’aime. Non, c’est l’histoire de ce naufrage, de ces gens abandonnés sur un radeau par un capitaine incompétent et ses officiers lâches et sans scrupules. Ce qui m’intéresse ce sont les implications politiques et sociales de cette tragédie, des royalistes et des nobles qui abandonnent des républicains, des bonapartistes, des hommes d’équipage, des noirs, des anciens esclaves et enfin l’aspect philosophique, ce que cela dit de la nature humaine et de ce qui subsiste de l’humanité dans des conditions extrêmes : Sa majesté des Mouches, Les naufragés du Wager, Les naufragés du Batavia.
J’ai vu aussi une pièce de théâtre - un seul en scène » qui présentait l’épopée du radeau d’une manière hallucinante! ICI les secrets de la Méduse

Théodore Géricault  (1791-1824)

Théodore Gericault par Horace Vernet

Patrick Grainville s’intéresse, lui, à Théodore Géricault et à son tableau Le radeau de la Méduse ou plutôt à ses tableaux car il analyse de nombreuses oeuvres du peintre comme celles réalisés à l’occasion de son voyage en Italie : Course de chevaux libres à Rome. Il dit son amour des chevaux qu’il peint inlassablement sous tous leurs angles, leurs allures, leurs robes et leurs couleurs. 

Plus tard, il peindra aussi, à la demande du docteur Etienne-Jean Georget, les monomanes de la Salpétrière, des portraits intenses de femmes et d'hommes enfermés dans leur douleur et leur folie que l'on ne peut regarder sans éprouver de l'angoisse. 

 

Théodore Géricault : La monomane de l'Envie

 

Théodore Gericault : Course de chevaux libres à Rome


Théodore Géricault : croupes de chevaux

L'écrivain décrit aussi les autres artistes qui gravitent autour de Géricault : son ami Horace Vernet, peintre pompier qui manquait d'inventivité mais qui a réalisé un beau portrait de lui. C'est le fils de Carles Vernet qui fut le maître de Géricault de même que Pierre Narcisse Guérin le fut de lui et de Delacroix"Ce nain  a formé deux géants". 

Ce qui permet de comprendre l’évolution de la peinture, par rapport aux peintres de son époque, vers le romantisme dont il est le représentant avec son ami Delacroix.

L’écrivain nous parle de la vie tourmentée du jeune homme, de sa liaison avec Alexandrine-Modeste Caruel, la jeune épouse de son oncle et des remords que lui causent cette trahison. Lorsqu’elle sera découverte car la jeune femme est enceinte, ce sera le drame. Les amants ne pourront plus se revoir et leur fils leur sera enlevé et confié à une autre famille. Géricault meurt jeune à l’âge de 32 ans vraisemblablement de complications liées à ses blessures lors de chutes de cheval.


Le radeau de la Méduse

 

 


 Le radeau de la Méduse : une diagonale passe par le pied du mousse mort soutenu par le vieillard Cordein et s'élance vers Joseph l'haïtien qui salue le bateau à l'horizon. D'un  côté, au bas du tableau, la mort et le deuil, de l'autre, en haut, l'élan de la vie, l'espoir. Une autre diagonale part de la vague à gauche pour aboutir au cadavre, à droite, dont la tête est à moitié hors du radeau, menace d'engloutissement. Le tout dessine une pyramide, symbole du regain, du retour à la vie. Le mat et la barre de la voile forment une sorte de croix qui est "une manière de Jugement dernier avec d'un côté les damnés et de l'autre, la lumière et l'extase des bienheureux"Celui qui tend le doigt et partage sa joie est Corréard. Delacroix a posé pour le jeune homme de dos qui se redresse pour regarder vers l'avenir. Un corps noir est affalé sur lui, mort certainement, et semble lui dévorer la fesse, rappel du cannibalisme. Au centre des hommes à genoux, dans l'attente, le corps et les bras dressés pour implorer de l'aide. L'un enlace le corps d'une femme ( peut-être ?) qui semble mourante. Sur les 147 passagers du radeau, seuls quinze ont survécu. Aucune femme.

 

Patrick Grainville nous raconte par l’intermédiaire des quelques rares survivants, le charpentier Touche-La Villette, le chirurgien de marine Savigny, le géographe Correard ce qu’ils ont vécu sur le radeau. Là aussi, comme sur le navire naufragé, la lutte pour la survie continue, le radeau étant surchargé, il faut d’abord se débarrasser du surnombre, en tuant, en jetant à l’eau, en noyant, les officiers contre le peuple et réciproquement, une mutinerie sanglante.  Plus tard, ce sera boire son urine et lorsque la faim tenaille, le cannibalisme. Les tempêtes qui submergent les corps, l’eau qui glace, le soleil qui brûle, le sel qui dessèche, qui ulcère les plaies, la maladie, le délire, les hallucinations… les souffrances sont terribles.

« Sur le radeau de la Méduse régna la loi du plus fort. C’est la jungle que Géricault doit peindre en trouvant des limites. Quelle scène choisir ? La plus horrible ou la plus positive ? Quelle nuit ? Quel jour ? Comment cadrer cette torche d’humains dans un périmètre si ramassé. Comment représenter l’indicible ? Touche-Lavillette trouvait presque supportables ses campagnes napoléonnienes au regard du carnage de cette nuit horrible. »

 Pour donner à voir une telle scène, pour parvenir à rendre l’inimaginable, l’impossible, il fallait quelqu’un d’entier, de démesuré, ravagé par le doute, qui se consacre à son art jusqu’à la hantise. Géricault est celui-là ! Il veut peindre toutes les phases de ce récit, la mutinerie, le cannibalisme, la tempête.

 

Théodore Géricault : Le radeau de la Méduse : scène de mutinerie

 Il fait construire une maquette du radeau, se fait nommer tous les personnages, il lit les compte-rendus du naufrage, il réalise des esquisses du corps humain. Il fait poser les survivants de la Méduse, ses amis aussi, mais les personnages qu’il peindra seront des représentations non réalistes, le plus souvent composites, incarnation de l'Humanité et non des portraits réels. Il peint le modèle, Joseph, l’haïtien, qui va devenir l’un des personnages essentiels du tableau. Au sommet de la pyramide, il voit apparaître la délivrance,  l’espérance. Peut-être est-il le symbole de la libération des esclaves ?

 

Géricault  : Joseph L'haïtien

 

Géricault déménage pour un atelier plus grand, la toile devant mesurer sept mètres de long et quatre mètres de hauteur. Il ramène chez lui des morceaux de cadavres, pieds, torses, bras et la tête d’un voleur guillotiné trouvés à l'hospice de Bicêtre. Tout cela pourrit dans son atelier, l’odeur est pestilentielle. Géricault vit de la mort, avec la mort, halluciné. Les voisins se plaignent ! Et cela donne lieu à une scène d’humour noir, où Géricault et son aide, le peintre Jamar, transportent le charnier sur le toit pour échapper à l’odeur mais doivent ensuite disputer les morceaux aux rats et aux chats attirer par le festin ! Cela nous permet de comprendre qui était le peintre et l’énormité de cet accouchement dans la souffrance !  

 

Théodore Géricault : Tête de guillotiné

Le radeau de la Méduse est tout sauf « le résultat d’une reconstitution politique et historique » affirme Patrick Grainville. Il échappe au réalisme ou, du moins, le réalisme des témoignages de Corréard et Savigny est "très contrôlé et parfois édulcoré".  Le tableau est "une configuration intérieure". C’est lui-même que Géricault y a mis et  il « se sent avaler par la mer et le ciel qu’il a peints. La haute vague presque noire du fond est plus vaste que sa poitrine. Il la sent, il l’entend. Le radeau grince. Tous ses bois ont du jeu et bougent. La chair des gisants transparaît et l’entoure d’une couronne d’agonie ».

 
Cela ne va pas d’ailleurs sans une certaine théâtralisation. Ainsi, au premier plan, l’aspirant Coudein qui protégeait Léon, le mousse âgé de 13 ans, veille sur son corps mort." A la fin ce sera la figure théâtrale du vieillard (façon David) cheveux blancs de prophète, coiffe et cape rouge symboliques, hors de tout réalisme… en référence aux grecs et à Michel-Ange" qu’il avait tant admiré à la chapelle Sixtine. Patrick   Grainville y voit un pieta masculine, image de la douleur paternelle.
« Or, vous avez magnifiquement orchestré cet enfer dit un des personnages au peintre. Vous avez donné à ce qui devait être un chaos une harmonie de peinture. »

Le tableau n’est pas politique mais c’est ainsi qu’il va être jugé. La noblesse de la Restauration y voit une critique du capitaine responsable du naufrage et des officiers royalistes. Delacroix y retrouve l’incarnation du romantisme et la révélation du mal du siècle qui caractérise la jeunesse romantique. Hugo est frappé par l’élan lyrique des naufragés qui s’arrachent à la mort pour célébrer l’arrivée de l’Argus, une image de la Liberté. Et ce n’est certainement pas un hasard si, au Louvre, Le radeau de la Méduse est présenté côte à côte avec La liberté guidant le peuple de Delacroix.

Le livre de Patrick Grainville écrit dans un style assez flamboyant propose donc une somme de connaissances sur la peinture du début du XIX siècle et même du XVIII puisque l'on y fréquente aussi Watteau, Fragonard et Creuse. J'ai aussi apprécié d'en savoir plus sur la vie du peintre et sur le tableau, l'un des plus célèbres de toute la peinture française.
 

mardi 11 novembre 2025

Avignon Palais des Papes : Jean-Michel Othoniel : Cosmos ou les Fantômes de l'amour

La grande chapelle : astrolabes et cercles      

Jean-Michel Othoniel propose une exposition monumentale dans dix lieux d'Avignon pour célébrer les 25 ans de la ville comme capitale européenne et les 30 ans de son inscription à l'Unesco soit plus de 260 oeuvres et ceci jusqu'au 4 Janvier. A force de me dire que j'ai le temps d'aller la voir, nous voici déjà  presque mi-Novembre et je n'ai visité que celle du Palais des Papes- splendide- et du musée lapidaire.

L'exposition est intitulée Cosmos ou Les fantômes de l'amour Jean-Michel Othoniel, briques et perles de verre, rose d'or, astrolabes, travaillées selon les méthodes des maîtres verriers de Murano. L'exposition du Palais des Papes, chatoyante, irisée, est un éblouissement.

 

Chatoyante, irisée, on se noie dans l'eau des briques d'Othoniel


Voilà ce que l'artiste dit de ce projet :   

"Le fil conducteur de l’exposition, intitulée “Cosmos ou les Fantômes de l’amour”, repose sur l’héritage poétique de Pétrarque. Avignon est une ville liée à l’amour, où Pétrarque a inventé une nouvelle forme poétique ayant inspiré des générations d’artistes, de Michel‑Ange à Shakespeare, en passant par Pasolini. Je me suis plongé dans ces poèmes pour construire la structure de l’exposition. C’est un paradoxe stimulant : je suis à la fois artiste et commissaire, un rôle que je n’avais jamais endossé et que j’ai pris beaucoup de plaisir à expérimenter, au point d’avoir envie de le prolonger.

La trame repose ainsi sur les sonnets que Pétrarque a dédiés à Laure, rencontrée à la chapelle Sainte‑Claire, qu’il a aimée tout au long de sa vie. Ces 366 poèmes racontent la même histoire, mais selon des moments, des lieux et des états d’âme différents, où l’eau occupe une place centrale, notamment celle de la Sorgue. On retrouve ainsi l’évocation de l’eau à travers des métaphores visuelles disséminées dans l’exposition : des sols bleus, des fontaines, qu’elles soient du Palais des Papes ou des bains Pommer. "

 

Les astrolabes de la Grande Chapelle

 
 
  Les astrolabes, une série de quatre sculptures de 5 mètres de diamètre, suspendues sous la haute voûte de la grande Chapelle et dont les ombres mouvantes se découpent sur les murs, surplombent les vagues de la mer qui viennent mourir lentement sur les rives de la Chapelle, la plus grande salle du Palais des Papes.
 
Construite à partir de 1347 en 5 ans par l’architecte Jean de Louvres sous le pontificat de Clément VI (1342-1352), la Grande Chapelle surmonte la Grande Audience. Vaste vaisseau de 52 mètres de long sur 15 mètres de large et 20 mètres de hauteur sous voûte, cette grande nef était le lieu des cérémonies religieuses de la papauté. Depuis le début du 20ème siècle et particulièrement depuis 1947, elle accueille les grandes expositions estivales du Palais." site officiel d'Avignon


miroitement : les briques de Jean-Michel Othoniel



La Sacristie sud

 

La rose d'or (détail)

 

La rose d'or dans la sacristie sud

  

Dans la tradition catholique le Pape attribue, à chaque dimanche de carème, une rose d'or à un personnage de marque. Cette rose sans épine symbolise le Christ et la Passion. La rose de Jean-Michel Othoniel est elle aussi sans épine et constituée de perles recouvertes de feuille d'or.

 

Chapelle Saint Jean

 


La chapelle Saint Jean est ornée de fresques racontant la vie de Saint Jean Baptiste et de Saint Jean l'Evangéliste. Othoniel a tapissé le sol de briques bleues dans lesquelles il a creusé le tombeau de l'amour en briques d'or.

 



Chapelle Saint Martial 

 


 

 Dans la chapelle Saint Martial les fresques bleues racontant la vie de Saint Martial et la figure du Christ ont inspiré à JM Othoniel ce cénotaphe de briques bleu miroir dont les parois intérieures sont tapissées de briques d'or.

 

Le Grand Tinel 

 

 

 

 Le grand Tinel, une immense salle destinée aux festins, expose la rétrospective des peintures de Jean-Michel Ohoniel. 60 peintures à l’encre sur fond d’or blanc de dimensions variables, jamais exposées en France et représentant des fleurs.




La Tour de l'Ange

 

Amant suspendu: JM Othoniel

 

Dans cette tour nommée La tour de l'Ange par l'artiste, tour que l'on aborde par un escalier descendant vers l'étage inférieur, nous sommes un moment au même niveau que les colliers de perles et "les amants suspendus". Ceux-ci sont réalisés d'après le savoir-faire des souffleurs de verre de Murano. C'est pourquoi  c'est un plaisir de prendre le temps de les regarder, "d'entrer" dans la sphère de verre pour y observer d'autres perles incluses dans les grandes et la multitude de reflets qu'elles capturent et qui invitent au rêve. JM Othoniel a appelé Amants suspendus, une succession de grosses perles qui évoquent, dit-il, par leur forme des larmes et par le titre, des corps amoureux.

 

Les colliers de perles et les Amants suspendus

 

 Les colliers de perles et les Amants suspendus


Les Amant suspendus 


Chambre de Parement

 


 La chambre de parement qui servait de lieu d'audience au Pape lors de la réception de personnages importants contient une série de douze sculptures représentant les constellations des signes du zodiaque.  Dans une semi-obscurité, les constellations en acier verre miroité, tout en dégradé de bleus, verts, violets, ambres et bruns sont ponctuées d'étoiles symbolisées par de grandes perles dorées ou argentées.

 


Chambre du Pape

 





 

 



Dans la chambre du Pape les murs ornés de feuillages qui s'entrelacent ont fourni le modèle de l'oeuvre de Jean-Michel Othoniel, placée dans la cheminée, sculpture en forme de liseron.




Le Trésor Bas


Le Grand Lasso

Cette oeuvre intitulée Le Grand Lasso représente un immense serpent qui prend d'assaut le pilier de la salle voûtée du Trésor Bas, salle la plus protégée du palais car elle contenait toutes les richesses de l'église, sacs de monnaie d'or, vaisselle précieuse, entassées dans de grands coffres maçonnés dans le sol et dissimulés sous de grandes dalles.

 

La cour du cloître Benoit XII  

L'astrolabe de 10 mètres de hauteur

 

 

 

 

mercredi 4 juin 2025

Promenade dans Sofia : les édifices religieux : église, mosquée, synagogue (2)

Sainte Sophie : et le tombeau du soldat inconnu

L'Eglise Sainte Sofia

 
Sofia : église Sainte Sophie ( Svieta Sofia)

 

L'église Sainte Sophie ( Svieta Sofia) est située sur la place de la cathédrale Nevsky. Elle a été construite au VI siècle sous le règne de l'empereur Justinien, sur un sanctuaire primitif du IV siècle. Converti en mosquée sous l'Empire ottoman, elle a été par la suite détruite par des séismes et restaurée en 1937. Ses fresques ayant été détruites par les Ottomans, ce sont les murs nus, en briques, qui lui  confèrent simplicité et beauté. L'église a donné son nom à la ville.



Sofia : église Sainte Sophie


Sofia : église Sainte Sophie


Sous l'église on peut visiter les vestiges de la nécropole de Serdica, l'antique cité construite au 1er siècle . Certains tombeaux sont à toits plats, d'autres en forme de cylindres et ont conservé des restes de fresques et des sols en mosaïque.



Sainte Sophie : Svieta Sofia Tombeaux avec fresque


Svieta Sofia : mosaïque

Eglise Saint Nicolas, le faiseur de miracles


Eglise russe Saint Nicolas  ( Sviéti Nikolaï) le faiseur de miracles.  


Elégante, légère, avec ses bulbes d'or au nombre de 5, elle se dresse dans un très joli parc animé par les jeux d'enfants. Edifiée en 1912 sous le règne du tsar russe Nicolas II, elle a été construite par des ouvriers russes de l'école art déco de Moscou. Les mêmes que ceux qui ont érigé la cathédrale.

 

 

Saint Nicolas Svieti Nikolaï entrée du nartex


L'église Saint Nicolas l'intérieur


Le parc et ses statues



La galerie nationale des Beaux-Arts



Tout près de l'église Saint Nicolas est installée la galerie des Beaux-Arts qui reçoit les expositions temporaires. Les expositions permanentes dont je parlerai plus tard sont présentées dans la galerie nationale Square 500, tout près de la cathédrale Nevsky.


Eglise Sainte Nédelia

 

Eglise Sainte Nédelia
  

 

Eglise Sainte Nédelia

 

Sainte Nédélia

 

L'intérieur de Sainte Nédélia richement décoré



Le boulevard et le mont Vitosha

Juste devant l'église Nédélia s'ouvre le boulevard Vitosha bordé de cafés, de restaurants et de boutiques de mode, dont on dit qu'il est l'équivalent pour Sofia des Champs Elysées pour Paris. Dans le lointain se dresse le mont Vitosha où les Bulgares font du ski en hiver.

 

 

La Rotonde Saint Georges  

 

Rotonda Sveti Gueorgui (rotonde Saint-Georges)

La rotonde Saint Georges est l'un des plus anciennes de Sofia et remonte à l'époque de la Serdica romaine au IV siècle. Elle est entourée par les  bâtiments du palais présidentiel.

 

Rotonda Sveti Gueorgui (rotonde Saint-Georges) et palais présidentiel.

 

Da l'autre côté du palais, à l'entrée, a lieu la relève de la garde, à chaque heure.  



Palais présidentiel. 

 

La mosquée Banya Bachi


Sofia : La mosquée Banya Bachi


La mosquée Banya Bachi construite en 1567 par l'architecte Hajdi Mimar Sinan a échappé à la destruction  qui a suivi la libération de la Bulgarie du joug Ottoman.  L'intérieur, récemment rénové, offre la blancheur de ses murs ornés de calligraphies et de dessins de couleur bleue. J'ai beaucoup aimé ce lieu simple, calme, épuré. Cette sobriété qui contraste avec l'or des églises orthodoxes est très plaisante à l'oeil et repose l'esprit. On se dit en passant d'un édifice à l'autre que ce serait bien si les religions au lieu de s'entredéchirer, ne pouvaient être qu'une inspiration pour la beauté, une source pour l'Art.


Sofia : La mosquée  La mosquée Banya Bachi



La mosquée Banya Bachi


La mosquée de Banya Bachi


La mosquée Banya Bachi doit son nom à d'anciens bains. Sur cette grande place, en effet, se dresse l'immense bâtiment qui abritait les Bains publics et qui est devenu le musée d'Histoire de la ville de Sofia. Je n'ai pas eu le temps de visiter, las ! Sur la place, du côté  de la rue Iskar, coulent toujours des fontaines d'eau chaude où les sofiotes viennent remplir  d'eau de grands bidons.


Ancien bain public : Musée d'Histoire de Sofia


Le bâtiment est de style Renaissance bulgare qui après la libération de la Bulgarie  s'efforça de retrouver l'architecture ancienne de Bulgarie mais avec des influences orientales et Art nouveau


La synagogue de Sofia 

 

La synagogue de Sofia
 
La synagogue a été construite par un architecte austro-hongrois et achevé en 1909. Sa façade, de forme octogonale, alternant briques rouges et pierres blanches présentent de hautes baies au fronton sculpté  ornées de colonnes.  L'intérieur est très beau aussi et très richement décoré.

  

La synagogue de Sofia

 

Synagogue intérieur



Synagogue de Sofia