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dimanche 4 octobre 2026

L' Arrivée au Pont-de-Montvert
 : Robert Louis Stevenson et des textes à la manière de ...

Le Pont de Montvert au pied du Mont Lozère, près des sources du Tarn
 

On parle tellement de l'IA  - surtout avec le roman de Thélyson Orélien-  que j'ai eu envie de demander à l'IA de composer des textes à la manière de nos grands auteurs français sur le thème l'arrivée au Pont de Monvert  : Chateaubriand, Victor Hugo, Julien Gracq, Nathalie Sarraute revenus d'Outre-tombe s'y sont risqués avec succès, je trouve  !

Le Pont de Monvert ? Ce lieu m'est familier puisque ma famille maternelle y a ses racines. Je vous donne les renseignements de Wikipédia sur cette commune, le texte le plus neutre possible pour mieux vous faire goûter les textes à la manière de ... Allez ! Dites-moi quel est votre préféré ?

 

Le Pont de Monvert

 

Le Pont-de-Montvert est une ancienne commune française située dans le département de la Lozère  devenue, le , une commune déléguée de la commune nouvelle de Pont-de-Monvert-Sud Mont Lozère. Elle est située au centre du Parc National des Cévennes, au pied du Mont Lozère, dans le sud du département de la Lozère. Le Pont-de-Montvert est traversé par le Tarn, qui prend sa source sur les hauteurs de la commune, non loin du hameau de l'Hôpital. Deux courtes rivières, le Rieumalet et le Martinet, prennent elles aussi leur source dans la commune et rejoignent le Tarn au niveau du village du Pont-de-Montvert.

Le village est composé d'un centre-bourg et de hameaux ou écarts (Felgerolles, L'Hermet, Grizac  ...)

Au sud du village commence le massif du Bougès. La commune est limitrophe du département du Gard.


Mais vous aurez droit aussi à des textes authentiques avec bien sûr celui de Stevenson ! 

 

FRANÇOIS-RENÉ DE CHATEAUBRIAND

 

 Pont de Monvert : Couchers de soleil et  blocs de granit


Voici une version de l'IA dans un style romantique, méditatif et mémorialiste inspiré de Chateaubriand, sans reprendre littéralement sa prose :


 J’arrivai au Pont-de-Montvert vers le soir. Le chemin, longtemps suspendu aux flancs de la montagne, descendait enfin vers cette vallée étroite où le Tarn naît parmi les pierres. Les dernières lueurs du jour s’attardaient sur les sommets ; déjà les ombres remontaient des ravins, et le silence, interrompu seulement par le murmure de l’eau, semblait reprendre possession de la terre.
 

Je m’arrêtai sur le pont. Devant moi, quelques maisons se groupaient au bord du torrent, avec cette simplicité austère des villages que les siècles ont laissés presque tels qu’ils les trouvèrent. Rien ne paraissait avoir changé : les pierres, l’eau, la montagne, et ce ciel immense où le soir allumait encore une pâle clarté.
 

Alors je songeai à ceux qui avaient passé ici avant moi. Que de voyageurs inconnus, que de générations disparues avaient contemplé ce même paysage ! Ils avaient eu leurs espérances, leurs inquiétudes, leurs amours, leurs deuils ; et le torrent continuait de couler, indifférent à leurs destinées. 
Il y a dans ces lieux une puissance singulière : on y arrive comme en un pays nouveau, et pourtant quelque chose en nous les reconnaît. La montagne semble garder la mémoire des hommes, tandis que l’homme, pour un instant, oublie la sienne. 
Je repris ma marche lorsque la nuit fut venue. Le Pont-de-Montvert demeura derrière moi, silencieux sous les premières étoiles ; mais longtemps encore, tandis que je m’éloignais dans l’obscurité des Cévennes, j’entendis la voix de l’eau courir sous les arches.


 

 

VICTOR HUGO

 

Paysage du Parc National des Cévennes


 

On arrive au Pont-de-Montvert comme on entre dans une pensée.
 

La route, longtemps suspendue aux flancs de la montagne, descend enfin. Devant soi, les Cévennes s’ouvrent, sévères et magnifiques, avec leurs pentes couvertes de bruyères, leurs rochers noirs, leurs bois profonds où le vent semble avoir conservé la voix des siècles. Le ciel est vaste. La lumière, ici, ne tombe pas : elle plane.
 

Puis l’on entend l’eau.
C’est d’abord un murmure, presque rien ; une rumeur perdue sous les arbres. Puis elle grandit, elle devient claire, vive, impérieuse. Le Tarn, encore jeune, bondit entre les pierres avec cette gaieté sauvage des torrents qui ignorent les villes et les hommes. Il court, il frappe les rochers, il les polit, il leur raconte sans doute quelque histoire plus ancienne que la nôtre.
 

Et soudain le village apparaît.
Quelques maisons s’accrochent à la montagne, serrées les unes contre les autres comme si elles avaient cherché refuge contre l’immensité. Le vieux pont se penche sur la rivière. Il semble petit, presque fragile, devant les montagnes qui l’entourent ; mais il est là depuis si longtemps que les siècles ont fini par lui donner une gravité d’homme.

On franchit le pont.
À cet instant, quelque chose change. La route n’est plus seulement une route ; elle devient une entrée. Derrière soi demeure le monde d’où l’on vient. Devant soi commence un pays où la pierre, l’eau et le silence semblent avoir conclu une alliance.
Le Pont-de-Montvert n’accueille pas le voyageur : il le regarde.

Et dans ce regard muet des montagnes, dans cette eau qui passe sous les arches, dans ces maisons immobiles sous le ciel immense, on comprend que les lieux aussi ont une mémoire.


 JULIEN GRACQ

 

Le Pont de Montvert : paysage

 

L'arrivée du Pont de Monvert  dans une veine gracquienne — paysage tendu, attente, lenteur du regard, géographie presque mentale — sans chercher à reproduire exactement sa voix.
 

À mesure qu’on descendait vers le Pont-de-Montvert, le paysage semblait se resserrer autour de la route. Les hauteurs, qui jusque-là ouvraient de larges perspectives, se rapprochaient comme si elles eussent voulu retenir le voyageur. La lumière avait changé sans qu’on pût dire à quel moment : elle ne tombait plus sur les pentes, elle y glissait, froide et oblique, faisant ressortir les plis sombres des châtaigneraies.
Puis, au détour d’un dernier lacet, le Tarn apparut. On l’apercevait en contrebas, mince éclat mobile entre les rochers, et le village surgissait au bord de l’eau avec cette brusque évidence des lieux longtemps devinés avant d’être vus. Les maisons, leurs toits serrés les uns contre les autres, semblaient moins bâties là que déposées par la montagne.
La route descendait encore. À chaque pas, le bruit de la rivière gagnait en netteté. Il y avait dans cette approche quelque chose d’inquiétant et de paisible à la fois : comme si le village, déjà ancien avant qu’on l’atteignît, attendait sans impatience que le voyageur vienne enfin prendre sa place parmi ses pierres.
Quand on entra dans le Pont-de-Montvert, la montagne parut se refermer derrière soi. Devant les façades basses, l’eau courait avec une hâte tranquille. Le voyage était fini, mais le lieu donnait plutôt l’impression d’être le commencement de quelque chose qu’on n’aurait pas encore les mots pour nommer. 

 

 

NATHALIE SARRAUTE

 

Le Pont de Montvert

 


 Un texte inspiré des procédés de Nathalie Sarraute — tension intérieure, sous-conversation, hésitations, reprises et sensations fugitives — plutôt qu’une imitation exacte de sa voix. Ce sont bien des éléments caractéristiques de son écriture : le mouvement intérieur presque imperceptible plutôt que la description touristique du lieu, conformément à ce que Sarraute cherchait à saisir dans ses tropismes.



Le Pont-de-Montvert.
Enfin.
On le voyait, là-bas, entre les arbres — ou peut-être était-ce seulement cette ouverture, cette trouée plus claire qui faisait croire qu’il était là.
« C’est ici. »
Ici.
Le mot avait été dit simplement. Comme si cela allait de soi. Comme si l’on devait éprouver quelque chose.
Quelque chose.
Mais quoi ?
Ils ralentirent.
La route descendait maintenant. Elle suivait l’eau, ou bien c’était l’eau qui semblait les attendre en bas, entre les pierres.
« Tu reconnais ? »
Reconnaître… Non. Pas vraiment.
Et pourtant cette impression — cette petite poussée à l’intérieur, presque rien — comme lorsqu’on retrouve un visage aperçu autrefois et qu’on ne sait plus où.
Le village apparaissait par morceaux.
Un toit.
Un mur.
Le pont.
« Voilà. »
Voilà.
Ils étaient arrivés.
Et soudain il fallait descendre de la voiture, prendre les sacs, regarder.
Regarder comme on regarde un lieu qu’on avait imaginé avant de le voir.
Il y avait les maisons serrées, la pierre, l’eau en contrebas. Tout était là, exactement là où cela devait être.
Trop exactement peut-être.
« C’est joli. »
Oui.
Joli.
Le mot était posé sur le paysage.
Et quelque chose, aussitôt, s’était retiré.
Alors ils avancèrent vers le pont.
Sans rien dire.
Mais chacun, déjà, semblait attendre de l’autre qu’il dise quelque chose.
N’importe quoi.
Pour confirmer que c’était bien ici.

 

 ROBERT LOUIS STEVENSON : Le Pont de Montvert

 Voyage avec un âne dans les Cévennes.

 

La maison de l'abbé Chayla

Enfin, après tous ces textes fictifs rédigés par l'IA, revenons à un texte réellement écrit par son auteur, Robert Louis Stevenson, occasion, peut-être de lire ou relire Voyage avec un âne dans les Cévennes.

 "Une des premières choses rencontrées à Pont-de-Montvert, si je me souviens bien, fut le temple protestant. Mais ce n’était que le présage d’autres nouveautés. Une subtile atmosphère distingue une ville d’Angleterre d’une ville de France ou même d’Écosse. À Carlisle, vous pouvez vous apercevoir que vous êtes dans une certaine région. À Dumfries, à trente milles plus loin, vous êtes non moins certain d’être dans une autre encore. Il me serait difficile d’exprimer par quelles particularités Pont-de-Montvert se distingue du Monastier ou de Langogne, voire de Bleymard. Mais la différence existait et parlait éloquemment aux yeux. La localité, avec ses maisons, ses sentiers, son lit de rivière éblouissant porte un cachet méridional indéfinissable.

 

Le Pont de Monvert


Tout était agitation dominicale dans les rues et dans les cafés comme tout avait été paix dominicale dans la montagne. Il devait y avoir au moins une vingtaine de personnes pour déjeuner vers onze heures avant midi. Quand je me fus restauré et assis pour mettre à jour mon journal, je suppose que plusieurs encore survinrent, l’un après l’autre, ou par groupes de deux ou trois. En traversant les monts Lozère, non seulement j’étais arrivé parmi des visages bien entendu nouveaux, mais j’évoluais sur le territoire d’une race différente. Ces gens, tandis qu’ils dépêchaient en vitesse leurs viandes dans un inextricable jeu d’épée de leurs couteaux, me questionnaient et me répondaient avec un degré d’intelligence qui dépassait tout ce que j’avais jusqu’alors rencontré, excepté parmi les ouvriers de la voie ferrée à Chasseradès. Ils avaient des visages disant la franchise. Ils étaient vifs ensemble de propos et de manières. Ils n’entraient pas seulement dans l’esprit total de mon excursion, mais plus d’un l’assura, s’il avait été assez fortuné, il eût aimé partir pour entreprendre pareil tour.
 

Pont-de-Montvert ou Greenhill Bridge, comme nous dirions chez nous, est une localité fameuse dans l’histoire des Camisards. C’est ici que commença la guerre ; ici que ces Covenantaires du Midi égorgèrent leur archevêque Sharp. La persécution, d’une part, le fébrile enthousiasme, d’autre part, sont presque aussi difficiles à comprendre en nos tranquilles temps modernes et selon nos croyances et nos incrédulités modernes. En outre, les protestants étaient individuellement et collectivement des esprits sincères, dans le zèle ou la douleur. Tous étaient prophètes et prophétesses. (...)


L'abbé Chayla


Or, le chef et le principal acteur de la persécution – après Lamoignon de Baville – était François de Langlade du Chayla (prononcez Cheila) archiprêtre des Cévennes et Inspecteur des Missions dans la même région. Il possédait une maison, où il habitait parfois, à Pont-de-Montvert. C’était un personnage consciencieux qui semble avoir été prédestiné par la nature à devenir un forban. Il avait maintenant cinquante-cinq ans, âge auquel un homme connaît toutes les modérations dont il est capable. Missionnaire dans sa jeunesse, il avait souffert le martyre en Chine, y avait été laissé pour mort, secouru et ramené seulement à la vie par la charité d’un paria. 

Une telle expérience, pourrait-on croire, aurait dû guérir un individu de l’envie de persécuter autrui. Mais l’esprit humain est de nature singulièrement complexe. Après avoir été un martyr chrétien, du Chayla devint un persécuteur chrétien. L’Œuvre de la Propagation de la Foi y allait rondement entre ses mains. Sa maison de Pont-de-Montvert lui servait de prison. Il y brûlait les mains de ses détenus avec des charbons ardents, y arrachait les poils de leur barbe, afin de les convaincre qu’ils étaient dans l’erreur. Et pourtant n’avait-il pas lui-même éprouvé et démontré l’inefficacité de ces arguments physiques chez les Bouddhistes chinois ?

 

Le grand brûlement des Cévennes : les villages protestants brûlés sur l'ordre de Louis XIV (1703)

 

Non seulement la vie était rendue intolérable en Languedoc, mais la fuite y était rigoureusement interdite. Un certain Massip, un muletier bien renseigné sur la topographie et les sentiers de la montagne, avait déjà mené plusieurs convois de fugitifs en sécurité à Genève. Lors d’un nouvel exode, composé principalement de femmes déguisées en hommes, du Chayla, dans une heure pour lui néfaste, appréhenda le conducteur. Le dimanche suivant, il y eut conventicule de protestants dans les forêts d’Altifage sur le mont Bougès. Là se rendit incognito un certain Séguier, Esprit Séguier comme l’appelaient ses compagnons – un foulon géant, au visage émacié, édenté, mais rempli du souffle prophétique. Il déclara au nom de Dieu que le temps de la soumission était révolu, qu’on devait courir aux armes pour la délivrance des frères brimés et l’anéantissement des prêtres.

La nuit suivante, 24 juillet 1702, une rumeur inquiéta l’Inspecteur des Missions, alors qu’il se reposait dans sa demeurance-prison de Pont-de-Montvert : les voix d’une foule d’individus qui, chantant des psalmodies à travers la ville, se rapprochaient de plus en plus. Il était dix heures du soir. Du Chayla avait sa petite cour autour de lui : prêtres, soldats et domestiques, au nombre de douze ou quinze. Or, maintenant, comme il redoutait l’insolence d’une manifestation jusque sous ses fenêtres, il dépêcha ses hommes d’armes avec ordre de lui rendre compte de ce qui se passait. Mais les chanteurs de psaumes étaient déjà à la porte : cinquante costauds, conduits par Séguier l’inspiré, et respirant le carnage. À leurs sommations, l’archiprêtre répondit en bon vieux persécuteur : il ordonna à sa garnison de faire feu sur la populace. Un Camisard (car selon certains, c’est de cette tenue nocturne qu’ils ont tiré leur nom) tomba sous la décharge de mousqueterie. Ses camarades se ruèrent contre la porte, armés de haches et de poutres, parcoururent le rez-de-chaussée de la maison, libérèrent les prisonniers et trouvant l’un d’eux dans la vigne*, une sorte de Fille de Scavenger* de l’époque et de l’endroit, redoublèrent de fureur contre du Chayla et par des assauts répétés tentèrent d’emporter l’étage. Lui, de son côté avait donné l’absolution à ses partisans et ils avaient courageusement défendu l’escalier.

– Enfants de Dieu, arrêtez, s’écria le prophète. Brûlons la maison avec le prêtre et les acolytes de Baal" !
 

* fille de Scavenger : Parmi les instruments de torture les plus terrifiants de l'Angleterre des Tudor. Ici, la vigne est une réplique de cet instrument dans lequel on comprimait le corps du détenu dans des conditions extrêmement douloureuses. L'abbé Cheyla avait organisé une salle de tortures dans les caves de sa maison à l'usage des Huguenots.

 

GEORGE SAND : Le marquis de Villemer


Paysage de  Cévennes


Voilà  un "vrai" texte de George Sand extrait du Marquis de Villemer.
  
Il ne s'agit pas des Cévennes comme l'on entend cette région du massif Central de nos jours, située dans les départements de la Lozère et du Gard, mais de la Cévenne au sens large, telle qu'on la définissait à l'époque de George Sand et qui englobait jusqu'à la Haute Loire avec le Mont Mézenc, le Mont Gerbier de Jonc. C'est dans ces lieux, en effet, et non loin du Puy en Velay, que se réfugie l'héroïne de notre roman fuyant Paris.

Les sommets des Cévennes sont souvent chargés de vapeurs glaciales, et quand le vent les balaye, la pluie se rabat sur les bassins. Dans la saison où nous sommes c'est un éternel caprice; des combinaisons de nuées fantastiques, des éclipses subites de soleil et puis des clartés d'une limpidité froide qui ramènent la pensée à ces rêves de la première aube de notre monde, quand la lumière fut créée, c'est à dire quand l'atmosphère terrestre, dégagée de ses tourmentes, laissa percer les rayons du soleil sur la jeune planète éblouie.


lundi 11 mai 2026

Lozère

 


 


 

 

Je suis là pendant quelques jours.  A bientôt !

samedi 2 septembre 2023

Bientôt, retour à la ville !

Lozère  : château du pape Urbain V

 

 


 Je suis là ! Mais j'arrive...

lundi 27 juin 2022

Pause Lozère

 

Le mont Lozère


les foins sont finis avec un mois d'avance !

 

Quand les boules de granit deviennent... un lapin !

Voilà la raison de mon silence  ! Une pause avant le festival d'Avignon pour aller goûter une peu de fraîcheur ...

mardi 8 juin 2021

Pause Lozère

 

Les Cévennes : Mai 2021
 

Chaque jour, je me dis que je vais écrire dans mon blog et chaque jour je diffère. Manque d'énergie, de courage, de motivation.  Bien sûr, je continue à lire mais écrire non ! Pour l'instant ! Alors autant décider de faire une petite pause pour récupérer l'envie d'écrire !

A bientôt !

mercredi 2 septembre 2020

Retour à Avignon : A bientôt !

Et voilà, je vais bientôt quitter mon village lozérien pour Avignon et dire au revoir à la maison des Totems aussi surnommée la maison aux belles joubarbes. Retour qui correspond à celui que je vais faire dans mon blog.






Le frêne au bas du pré

La cabane des enfants sur le frêne : que de belles nuits passées à se faire peur !


Et je vous dis à bientôt pour les LC du challenge Jack London que je rappelle ici :

Les lectures de l'été : rendez-vous au mois de Septembre

Pour le 4 Septembre : La petite dame de la grande maison

Pour le 18 Septembre : Contes des mers du sud

Pour le 30 septembre : Le fils du loup et autres nouvelles


lundi 3 septembre 2018

Retour ...


Coucher de soleil en montagne : Lozère

 Au revoir les vacances !

Après deux mois de silence, me revoilà. J'ai dit au revoir au coucher de soleil du mois d'août derrière les montagnes de Lozère, sur le chemin de l'Arbre foudroyé, au revoir aux petits êtres magiques de la maison aux pierres de granit :


Au revoir au village : La nuit tombe, quelques lampes s'allument :

Le village de Grizac


Bonjour la rentrée !


la veille la rentrée : admirer son cartable de grand garçon

La rentrée : En cette occasion, j'ai bien sûr craqué pour quelques livres et je vous présente ma  cueillette :

 un classique jamais lu Sous la verte feuillée d'un de mes auteurs favoris, Thomas Hardy, 

un policier (?) ou plutôt un roman historique Deux homme de bien d'Arturo Pérez-Reverte (Mars 2018);  

un essai Qu'est-ce qui fait sourire les animaux ? (Mars 2018) critique lue dans le Monde alors j'ai re-craqué ! 

Hildegarde de Léo Henry (Avril 2018) prêté (ouf! Merci mon frère, un de moins à acheter !) 

et puis les deux  plus récents Camarade papa de Gauz (Juin 2018) que Keisha dit avoir aimé ICI  
et George Sand à Nohant (août 2018) en espérant que Michelle Perrot saura me surprendre  : j'ai tellement lu sur Sand !

Et puis pour le rentrée littéraire, je sais que l'envie viendra en vous lisant, camarades blogueuses !



PS :

Massif Central : montagnes de Lozère

Etes-vous comme moi ? Les voyez-vous ces îles et cette ville sur la mer dans le  lointain ?



jeudi 9 août 2018

Pause Lozère





Vacances en Lozère ! A bientôt en Septembre.



samedi 23 septembre 2017

André Gardies et Jacques Mauduy : Je t’écris du Gévaudan, ma Lozère





Le Gévaudan, ma Lozère




Le Gévaudan, ancien province française a servi de base pour la création du  département de la Lozère.
« Seules modifications : le canton de Saugues qui a été  rattaché à la Haute-Loire et les villes de Meyrueis et Villefort qui ont été intégrées dans la nouvelle découpe. On peut donc dire que Lozère et Gévaudan sont équivalents. Parler de l’un c’est parler de l’autre. » 

Les auteurs de Je t’écris du Gévaudan, ma Lozère, André Gardies et Jacques Mauduy,  ont réalisé une présentation originale de ce territoire cher à leur coeur, sous la forme d’une correspondance fictive.

André et Jacques reçoivent par l’intermédiaire d’internet un message de Roland. Tous trois sont amis d’enfance et ont passé leur jeunesse en Lozère avant de partir dans des directions différentes pour faire leur vie ailleurs. Si Jacques et André sont à présent retournés au pays, il n’en est rien de Roland installé au Québec. Il leur écrit pour avoir des nouvelles, curieux de savoir ce qu’il en est de la Lozère

« Tout cela existe-t-il encore ? Le relief en creux de la Lozère, sans doute, mais le reste, le patois, les vaches, la nourriture, les paysans ? je crois que le pays doit avoir bien changé. » 

Un voyage dans l’espace et le temps

Lozère

Cette lettre est le début d’un échange épistolaire qui va amener le lecteur dans un voyage dans l’espace à travers les différentes régions du département mais aussi dans le temps, du passé des enfants au milieu du XXème siècle, à celui des guerres de religion et des camisards, du Maquis de la dernière guerre au Moyen-Âge ou à l’époque romaine ou préhistorique.


Pierre plantée : menhir

Toutes les strates du passé se superposent, se succèdent ou se côtoient, dessinant une région complexe, nourrie d’Histoire et d’histoires, pour mieux expliquer le présent.

Ainsi, les guerres de religion ont scindé le pays en deux, d’un côté les protestants dans les Hautes-Cévennes lozériennes, bastion des Huguenots, de l’autre les catholiques dans l’Aubrac, la Margeride, le Causse, au nord. Les violents affrontements du passé ont laissé des traces qui, même de nos jours, sont loin d’être effacées. Pendant la révolution la partie cévenole fut « patriote » tandis que l’autre s’opposa aux révolutionnaires et défendit le clergé. Cette césure perdure entre le sud lozérien qui vote à gauche et le nord qui est de droite.

Le château du pape d'Avignon : Urbain V

Je ne peux que vous inviter à découvrir toute la richesse de cet échange épistolaire, pétri d’anecdotes amusantes ou nostalgiques, de souvenirs d’enfance qui parlent d’une paysannerie à l’ancienne presque disparue de nos jours, de légendes, mais aussi d’études historiques, d’analyses géographiques et géologiques entre la Lozère granitique et calcaire.

Des accents poétiques s’élèvent de ces pages face à la beauté des paysages si divers, face au passage des saisons :

La Margeride : « C’est mon pays rude, sauvage, ample et serein. Avec ses vallons blanchis pas les narcisses quand vient le mois de Juin, ses ruisseaux qui glougloutent en mille ramifications, ses genêts flamboyants au milieu des éboulis rocheux, ses épaisses forêts d’épicéas trouées de tourbières spongieuses et souples sous le pas, ses vastes herbages que balaie la « Traverse » et sur lesquels court la neige quand arrive Novembre. »

 et souvent résonnent les mots chantants et pittoresques de la langue d’Oc : les capitelles, les chazelles, les faïsses, les bancels…

Et le vent ? et le vent qui bouffe (souffle) 15 mois sur 12 ? « Moi c’est la bise noire qui me contrarie! » «  Moi, le Tumelo (la tourmente) ! » « Oh! mais moi c’est le Marin ! Le Marin y bouffe, y bouffe et quand ça s’arrête, pleuou, pleuou, (il pleut) et puis la Traverse (le vent du nord) qui s’y met !

 et les rêveries de l’enfance qui le disputent à l’oeil du géographe apportent un regard neuf à l’ensemble
 
« Tout petit j’entendais la tante me dire : «  Regarde l’Aigle Oual ! « Je regardais dans la  direction de son doigt; parfois je le voyais l’Aigle Oual dansant dans le ciel cette danse circulaire qu’imitent les indiens, et lorsqu’il plongeait derrière l’Eschino d’Ase, mon coeur bondissait. Est-il heureux, l’Aigle Oual, maître du ciel, des Montagnes Rocheuses et des plaines. C’est que nous étions abreuvés d’histoires d’aigles tout autant que d’histoires de loups. Mais moi, je dansais avec les Aigles. (…)
Quelle tristesse lorsque j’ai compris que l’Aigoual n’était pas cet Aigle Oual, cette tache de liberté volant dans le ciel, mais cet amas de pierres barrant l’horizon. »

Le livre présente de plus une riche iconographie et des cartes de géographie qui permettent d’arpenter le pays avec les auteurs tout en sachant exactement où nous sommes : Margeride, Aubrac, Causse Sauveterre- Lot-Allier, Causse Méjean-Tarn, Cévennes…
 
Une ancienne ferme devenue maison secondaire


Ce livre original, d’un abord aisé malgré son érudition, plaira à tous ceux qui aiment la Lozère et à tous à ceux qui veulent la comprendre par ses paysages, son histoire mais aussi dans son âme profonde. A découvrir !

Les auteurs


 André Gardies, spécialiste de cinéma, est l’auteur de nombreux romans, enracinés dans le pays languedocien, cévenol et lozérien. En Gévaudan, il réside en Margeride.



Jacques Mauduy, géographe, historien, cartographe des Camisards, a inventorié et publié l’ensemble des monuments aux morts des pays catholiques et huguenots de la Lozère. En Gévaudan, il vit sur le versant nord du Bougès.

samedi 12 août 2017

André Gardies, Jacques Mauduy : Je t'écris du Gévaudan, ma Lozère

Le Causse et la stippe pennée (source)
Retirée dans mes Cévennes natales, voici ce que je lis en ce moment : Je t'écris du Gévaudan, ma Lozère. Je rédigerai un billet sur ce livre qui se présente sous forme épistolaire quand je l'aurai terminé. En attendant voici  des extraits de la lettre 7 sur le Causse Méjean pas très loin de l'endroit où j'habite.

 Aujourd'hui, je t'écris de Hielzas sur la Causse Méjean.

"Ce qui me fascinait aussi c'était le paysage. Une immense steppe ondulée, grise en hiver, soyeuse, plus que verte au printemps, surmontée de croupes chauves. A l'assaut de ces versants doux, des murs, des murailles délimitaient d'immenses rectangles. J'y voyais volontiers d'anciennes fortifications, des enclos préhistoriques. Les chazelles, les capitelles couvertes de pierres m'attiraient : à l'intérieur de ces cabanes, un banc de pierre permettait de s'asseoir, un trou dans la couverture laissait échapper la fumée d'un feu dont on voyait les brandons éteints au sol dans un foyer sommaire. Je croyais dur comme fer que tout cela était préhistorique jusqu'au jour où, gardant les moutons avec l'oncle Sully, un violent orage nous attaqua et, réfugiés dans une de ces bories ("construite par le grand-père de sa femme") l'oncle avec son briquet en amadou alluma "un petit feu pour se sécher" avec un fagot qu'il prenait soin de renouveler après usage. Sa capitelle lui servait aussi à se mettre à l'ombre car elle  était bien fraîche en été grâce au frêne qui la protégeait."

Stippe pennée (source)

"Nous étalions nos cueillettes des plumets doux et chatouillants, de ce que les savants nomment la stippe pennée pour moi ce n'était que de l'herbe de soie joyeuse jouant au vent; lorsque j'ai vu la mer pour la première fois, je me suis retrouvé devant les ondulations de cette steppe. Mais la mer bleutée est violente alors que la mer herbue du Causse apaise. Pourtant les oiseaux, les araignées et les sauterelles y mènent d'âpres combats."

Le chardon-baromètre ou Carline à feuilles d'acanthe
"Quand mon grand-oncle venait voir son frère (discrètement) et et que nous cheminions tous les trois de chardons en chardons-baromètres, une grande tranquillité me gagnait : les histoires de beau temps, les légendes du géant enterré sous le dolmen et le mystère de ces eaux souterraines, des grottes, des avens, me fascinaient. Nous passions dans les combes ou du blé, de l'orge, attendaient d'être moissonnés. Des taches circulaires, vertes, jaunes et rouges en hiver, trouaient l'espace gris du Causse. J'avais alors, comme Tintin, aluni dans ces cratères, et les vrombissements des moteurs de ma fusée sortaient de la doline*, se perdaient dans l'immensité de la planète lunaire."
                                                                                                                  Jacques Mauduy

Doline en Lozère (source)

*Les dolines :  Les dépressions circulaires créées par la dissolution dans le calcaire du Causse sont appelées dolines ; elle sont cultivables.

Editions du Mont Ici


AndrRené Gardies, spécialiste de cinéma, est l’auteur de nombreux romans, enracinés dans le pays languedocien, cévenol et lozérien. En Gévaudan, il réside en Margeride.
Jacques Mauduy, géographe, historien, cartographe des Camisards, a inventorié et publié l’ensemble des monuments aux morts des pays catholiques et huguenots de la Lozère. En Gévaudan, il vit sur le versant nord du Bougès.

vendredi 4 août 2017

Pause estivale : Lozère et derniers échos du festival

Lozère  : le Petit Arbre Tourmenté sur le chemin de l'Arbre Foudroyé


Philadelphie, deux frères vivent seuls dans une grande maison depuis la disparition de leurs parents. L'aîné, Treat, est un petit délinquant qui vole les passants, armé de son cran d'arrêt. Il rapporte bijoux et argent à la maison, où son petit frère, Phillip, un garçon un peu lunaire, guette son retour, non sans crainte car Treat a pour habitude de le terroriser. Un soir, Treat ramène chez eux un homme alcoolisé, un peu loufoque, Harold, qui lui paraît fortuné. Harold s'endort et les deux frères découvrent dans sa mallette beaucoup plus d'argent qu'ils ne l'imaginaient. Ils décident de le kidnapper pour l'échanger contre une rançon ... Ils obtiendront beaucoup plus...
 
Un peu trop bon sentiment pour mon goût.

1830. Hugo est le porte-drapeau du romantisme, Sand, celui du féminisme, et Balzac invente le réalisme. Tels leurs héros, ils sont tourmentés et rebelles. Leur vie privée est une source intarissable d’anecdotes, de combats politiques et de passions amoureuses.
Emportés dans l'explosif 19ème siècle, les spectateurs accompagnent Victor, George et Honoré, boulimiques de travail et d'amour, au milieu des génies de la peinture (Delacroix), du roman (Dumas), du théâtre (Musset) et de la musique (Chopin).
 Assez pédago.




C'est avec ses deux derniers spectacles que s'achève mon festival d'Avignon 2017.

Et maintenant pause estivale en Lozère pour fuir la canicule avignonnaise : 41° à l'ombre aujourd'hui!  Il paraît que dans quelques dizaines d'années, les régions du sud de la France connaîtront des température avoisinant les 55° .. si l'on ne fait rien pour inverser la courbe !

A bientôt ! Un bel été à tous !