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mercredi 28 janvier 2026

Anne Fine : Le Noël du Chat assassin, Le chat assassin, le retour

 

Le Noël du Chat assassin, ce livre offert à la Noël avec Le chat assassin, le retour, a obtenu un vif succès tant auprès de mon petit-fils que de sa grand-mère ! 

« Allez-y, posez-moi la question : Mon cher Tuffy, pourquoi as-tu passé un affreux Noël? Et je vous dirai tout. 
Que cette fête n'est pas pour les chats. Imaginez un arbre sur lequel il est interdit de grimper, ces décorations, si tentantes, que l'on n'a pas le droit de toucher.
Et ces magnifiques guirlandes, brillantes, éclatantes, accrochées bien trop haut.
Et ces petits paquets-cadeaux scintillants que l'on doit tenir bien loin de nos pattes. »


Anne Fine, c’est une écrivaine que mes filles lisaient déjà quand elles étaient ados mais je ne connaissais pas ce numéro de haute-voltige, prénommé Tuffy, chat et assassin par nature ! Comme sa petite maîtresse Ellie, je prends la défense de cette adorable petite bête ! Je reconnais pourtant qu’il faut avoir les nerfs solides pour lui résister et ce n’est pas le cas de Monsieur Total-Grognon ( le père) et de Madame J'ai-encore-les-yeux-rouges-plein-de-larmes-et-je-me-cramponne-à-ma-robe-en-lambeaux... lacérée par Tuffy  ! (la mère). 

Est-ce la faute, après tout, de ce pauvre animal, s’il est incompris du reste de la famille, si personne ne l’aime, si tout le monde ou presque lui en veut. Il arrache les étiquettes des cadeaux disposés au pied de l’arbre ? et le sapin finit par terre?

« Mais vous m'expliquerez pourquoi je suis coupable une fois de plus. Ce n'est pas ma faute si ma queue donne des petits coups d'un côté et de l'autre. Je suis un chat, et c'est ce qui arrive à nos queues quand, nous autres chats, nous sommes fâchés. Ma queue fait partie de moi, c'est le prolongement de mon derrière. Et je ne passe pas mes journées à regarder ce qui se passe dans le prolongement de mon derrière ! Vous non plus, je suppose ? Alors comment remarquer que mes petits coups de queue arrachent les étiquettes des paquets et les poussent sous le tapis? »


Et l’image suivante vous dira aussi pourquoi on lui reproche tant d’avoir tué une mite ! 


Avec Le chat assassin, le retour, tout aussi réussi, nous suivons Tuffy dont les humains sont partis en vacances, le laissant sous la garde d'un pasteur. Encore un qui ne comprendra pas notre petit ange innocent, et qui - Tuffy a le regret de nous l’annoncer - profèrera des paroles peu en accord avec son ministère ! 




C’est le genre d’humour que j’adore. Ces petits livres qui provoquent un vif plaisir de lecture sont facilement accessibles à tous ceux qui commencent à lire comme aux plus aguerris ! Et il y en a pour tous les goûts ! Journal d’un chat assassin; Le chat assassin contre-attaque; Le chat assassin, anniversaire mortel; Le chat assassin, le chat qui en savait trop; Le chat assassin ne lâche rien; le chat assassin tombe amoureux … et j’en passe !


 


mardi 27 janvier 2026

Nathacha Appanah : La nuit au coeur


 

Comme le Roman de Neige Sino, Triste Tigre en 2023, La nuit au coeur de Nathacha Appanah est un roman qu’il faut lire et qu’il faut faire lire aux (grands) adolescents.  Ce n’est d’ailleurs pas fortuit si  ces deux auteures ont reçu toutes deux, entre autres, le prix Femina et le prix Goncourt des Lycéens.
Oui, le faire lire aux adolescents pour une prise de conscience de tous, filles et garçons, sur le respect mutuel que chacun se doit, sur la liberté de la femme et aussi sur les carences d’une société et d’une justice qui ne protègent pas suffisamment les femmes en détresse et laissent se commettre des crimes, parfois à peine punis.

Mais si je souligne le côté urgent de ce livre, à l’image de ces trois femmes que l’écrivaine nous décrit courant pour échapper à leur bourreau, il faut ajouter qu’il s’agit aussi d’une oeuvre littéraire très fouillée au niveau psychologique et qui dresse une description sidérante du mécanisme de l’emprise mentale et physique d’un homme sur une femme comme c’est généralement le cas. Cette domination sape l’estime de soi, humilie, avilit, aveugle, crée une dépendance dont il est impossible de se défaire. Elle isole la personne de sa famille, de ses amis, et l’enferme, la livrant sans aide, sans soutien, à son prédateur.  Cette emprise explique, ce qui est très difficile à comprendre pour quelqu’un d’extérieur, pourquoi la victime malgré le danger, malgré la menace de mort qui pèse sur elle, revient le plus souvent vers celui qui l’enferme ainsi. Une dénonciation du féminicide sobre mais intense.

La maîtrise du style comme celle de la construction du récit font de La Nuit au coeur un roman réussi et un brulôt qui alerte sur les dangers du féminicide et sur l’importance de mettre tout en oeuvre au niveau de l’état pour venir en aide à celles qui en ont besoin.


***


En 2023 en France, 96 femmes sont mortes victimes d'un féminicide conjugal selon le ministère de l'intérieur, un chiffre en baisse de 19% par rapport à 2022.  

En 2024, 107 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-compagnon, soit +11 % par rapport à 2023. 

En 2025, 163 féminicides,  une hausse par rapport à l’année 2024

En cas d’urgence, contactez la police : par téléphone au 17 ou par SMS au 114 (s’il vous est difficile de parler ou d’entendre) ou encore en le signalant sur le tchat en ligne www.service-public.fr/cmi

Vous pouvez également appeler le numéro d’écoute national d’information et d’orientation (Violences Femmes Info) au 3919 (anonyme et gratuit).  

dimanche 25 janvier 2026

Einar Karason : Oiseaux de Tempête

 

 

Avec Oiseaux de Tempête de l’écrivain islandais Einar Karason nous découvrons le récit d’une terrible tempête qui a eu lieu au large de Terre-Neuve et a coulé plusieurs navires à leur retour de leur campagne de pêche. Si Einar Karanson relate un fait réel survenu en 1959, il choisit d’écrire un roman. Les personnages bien que sommairement esquissés, nous permettent de nous attacher à des destinées individuelles :  celle du jeune marin, Larus dont le nom en islandais signifie Goeland, narrateur de cette épouvantable équipée en mer, le maître d’équipage, un  géant qui lui sauve la vie, le commandant du navire qui ne quittera pas son poste pendant toute la tempête, le maître coq qui assure le ravitaillement et les boissons chaudes… Le récit n’a pas d’ordre chronologique et mène de front plusieurs périodes de l’histoire en bousculant la temporalité, racontant l’embarquement, la vie frustre et sans bonheur de ces hommes lors de leur retour des campagnes, le voyage aller assez calme, la description de la pêche, le déchaînement de la tempête…
Mais, plus qu'un roman Oiseaux de Tempête est un documentaire sur les pêcheurs terre-neuviens, sur la pêche en mer, le maniement des chaluts au large de Terre-Neuve dans une zone poissonneuse où la campagne de pêche durait peu, tant les cales des navires étaient  rapidement remplies. Toutes les nationalités se retrouvaient dans cette zone appelée zone des mouettes tridactyles car elles aussi sont attirées par l'abondance de poissons. Le récit est donc extrêmement précis dans les faits, le vocabulaire, les gestes, les mentalités, et peu à peu nous sommes  entraînés  dans ce cauchemar, la tempête, qui paraît ne jamais devoir cesser. Les hommes livrent un combat démesuré contre la nature déchaînée, affrontant les déferlantes terrifiantes qui s’abattent sur le navire quand eux-mêmes sont sur le pont en train d’essayer de briser et d’évacuer la glace qui se forme sur le navire, l’alourdit et menace de l’envoyer au fond. La lecture devient de plus en plus prenante, nous sommes prisonniers ce récit glaçant dans tous les sens du terme, qui est un hommage au courage de ces marins islandais.


« A première vue, lorsque la glace s’amoncelle sur un navire, il semble impossible de s’en débarrasser : elle a non  seulement l’apparence du verre, mais également sa dureté. Or celle qui s’accumule sur notre bateau n’a rien d’une mince pellicule qu’un gamin pourrait briser en y jetant des cailloux, c’est une gigantesque sculpture de cristal, elle enfle et se boursoufle, enfantant toutes sortes de de figures qui semblent nées de la main d’un artisan esthète alors qu’en réalité, elle se contente d’épouser les courbes du navire et, en premier lieu, de tout ce qui se trouve au-dessus de la coque. Les grands hublots de la passerelle de commandement forment de longues lignes bombées qui font penser à des montagnes ou à des pistes enneigées, les tiges d’acier destinées à recevoir les bacs à poisson semblent vouloir se hisser à la hauteur des gratte-ciel d’Amérique, le bastingage n’est plus qu’un mur de glace, les câbles et les haubans, d’ordinaire à peine plus épais que le pouce d’un robuste bosco, ont maintenant la circonférence des canalisations d’égout, les potences à filets installées à bâbord et tribord sont devenues deux gros blocs de verre tout comme le château et l’ensemble des objets présents sur le pont, parmi lesquels ceux-là mêmes qui sont censés assurer notre salut, les canots de sauvetage. »

 

vendredi 23 janvier 2026

challenge : Les deux George de la littérature

  

Le challenge Les deux George de la littérature vous invite à vous joindre à nous, Miriam et Claudialucia, et à partager nos lectures  sur George Sand (1804-1876) et George Eliot ( 1819- 1880).

Vous pouvez lire leurs romans, nouvelles, biographies, autobiographie, leur correspondance avec les personnalités de leur époque. Le choix est riche et variée

 

Des point communs

George Sand

Ces deux écrivaines, française et anglaise, ont beaucoup de points communs, et d’abord le choix du même pseudonyme masculin, George, dans une société qui ne permettait pas aux femmes de s’affirmer comme telles lorsqu’elles écrivaient ou lorsqu’elles cherchaient à sortir du cadre étroit qui leur était assigné, foyer et maternité. Il s’agit donc d’une contestation de cette société dont les lois maintenaient les femmes sous la dépendance masculine tant au niveau juridique qu’intellectuel.  Le prénom George ?  Courant à l’époque, il permet de se libérer du carcan social. 

 Toutes deux vivront de leur plume. Toutes deux ont choisi d’être indépendantes, en bravant les interdits de leur société,  selon une conduite jugée scandaleuse pour l’époque.


Amantine Aurore Dupin, baronne Dudevant, a secoué « l’affreux joug du mariage » en se séparant de son mari et en vivant de sa plume. Elle affiche ses amants dont Jules Sandeau à qui elle emprunte, par la suite, son pseudonyme Sand.

 

George Eliot

 

Mary-Ann Evans a d’abord eu une période de ferveur religieuse. Puritaine, elle observe une vie austère mais dans les années 1840 sa rencontre avec des intellectuels libres-penseurs va faire évoluer sa pensée. Plus tard, elle vivra avec George Henry Lewes, un homme marié et père de famille, dont elle prendra le prénom pour écrire. Elle aussi connaîtra le succès littéraire.

 

Des différences 

George Sand

 

Mais les différences entre les deux écrivaines sont aussi nettes et le challenge Les deux George de la Littérature nous permettront de les découvrir.

George Sand commence à écrire dans les années 1830 et illustre la seconde génération du romantisme. Son oeuvre est marquée les thèmes propres à ce mouvement, lyrisme, idéalisme, exaltation des passions, sens de la nature. Elle met la littérature au service de ses idées féministes  puis de ses idées socialistes. Ses romans du monde rural dans les années 1840 sont réalistes dans la mesure où elle connaît bien ce milieu mais elle ne s’interdit pas l’idéalisme dans les descriptions des personnages. Ses romans sont engagés dans les débats sociaux, elle décrit les conditions de vie des paysans, elle prône l’égalité sociale. Elle est républicaine et socialiste et elle prend position lors de la révolution de 1848.

Dans la préface de La Mare au diable elle écrit :  « Nous croyons que la mission de l’art est une mission de sentiment et d’amour, que le roman d’aujourd’hui devrait remplacer la parabole et l’apologue des temps naïfs (…) . Son but devrait être de faire aimer les objets de sa sollicitude, et, au besoin, je ne lui ferais pas un reproche de les embellir un peu. L’art n’est pas une étude de la réalité positive ; c’est une recherche de la vérité idéale… »


George Eliot


George Eliot qui écrit dès les années 1850 décrit avec réalisme la vie provinciale de l’Angleterre victorienne. Ce qui l’intéresse, c’est la justesse de la description psychologique des personnages,  sans embellissement. Elle présente une critique de la société et de ses hypocrisies. Elle critique la condition féminine et les interdits moraux de la société victorienne. Mais elle n’a pas le même engagement politique et social que George Sand. Elle veut réformer la société par une approche morale et philosophique. Dans une lettre de 1968, elle écrit : 

« Le seul effet que je désire ardemment produire par mes écrits est que ceux qui les lisent soient davantage capables d’imaginer et de ressentir les peines et les joies de ceux qui sont différents d’eux. »


Leurs oeuvres



George Eliot

 George Eliot en a écrit 7 romans et des nouvelles : 

Adam Bede (1859), 

Le Moulin sur la Floss (1860), 

Silas Marner (1861),

Romola (1862–1863), 

Felix Holt, le radical (1866), 

Middlemarch (1871–1872) 

 Daniel Deronda 

et Scènes de la vie cléricale : trois nouvelles Amos Barton, Mr. Gilfil's Love-Story et Janet' Repentance paru en 1857 

George Sand

George Sand a écrit plus de 70 romans et 50 volumes d’oeuvres diverses, nouvelles, contes et légendes, correspondance, pièces de théâtre, essais, articles. Impossible de les citer tous !  Voici les oeuvres principales classées par thème : 
 
Féminisme, amour et mariage
Œuvres qui dénoncent le mariage imposé, l’inégalité entre hommes et femmes et défendent l’émancipation féminine.
    •    Indiana
    •    Valentine
    •    Lélia
    •    Jacques
    •    Lucrezia Floriani

 Romans champêtres : Nature, ruralité et idéalisme
Le Berry est le cadre de ces romans qui mettent en valeur les qualités du peuple, sa sagesse, sa dignité.
    •    La Mare au Diable
    •    François le Champi
    •    La Petite Fadette
    •    Les Maîtres sonneurs

 Justice sociale, peuple et politique
Sand  prône l’égalité sociale et la valeur des travailleurs.
    •    Le Compagnon du tour de France
    •    Le Meunier d’Angibault
    •    Horace
    •    La Ville noire

 Art, musique et création
Réflexion sur le rôle de l’artiste, la création, la grandeur de l’art en particulier de la  la musique.
    •    Consuelo
    •    La Comtesse de Rudolstadt
    •    Les Beaux Messieurs de Bois-Doré
    •    Les maîtres sonneurs

Philosophie, idéalisme 
Œuvres marquées par le romantisme.
    •    Lélia
    •    Spiridion
    •    Gabriel

 Autobiographie et écrits personnels
    Histoire de ma vie

Fantastique, Contes et Légendes

le château de Pictordu

légendes rustiques

Contes de grand-mère

la fée aux gros yeux

la fée poussière


Théâtre dont 31 pièces

Le roi attend (1848)    
     
Claudie (1851)

Le Marquis de Villemer (1864)

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Biographies


George Sand 

George Sand Martine Reid 

Lélia ou la vie de G Sand André Maurois

George Sand ou le scandale de la liberté Joseph Barry

George Sand Audrey Pennel

George Sand Danielle Netter 

George Eliot

L’autre George de Mona Ozouf

Une passion pour George Eliot de Kathy o’Shaughnessy

George Eliot Rosemary Ashton Édition en Anglais 

 

Comment participer ?

 

 
 
Le challenge durera un an :  Du mois de Février 2026 au mois de Février 2027


Vous  pouvez participer en lisant librement un livre de George Sand et/ou de George Eliot de votre choix et en publiant un billet le 30 du mois (pour  Février le 27).

Ou /et nous rejoindre dans des Lectures communes.

Pour  le 27  Février  

George Eliot  :  le moulin sur la Floss  et un livre de Sand soit  Le Moulin d'Angibault, soit La Petite Fadette au choix

Pour le 30 mars

Silas Marner de George Eliot et un roman champêtre de George Sand au choix

pour le 30 Avril

La ville noire de Sand et Felix Holt le radical d'Eliot 

Pour le 30 Juin

Une biographie de George Eliot (en français ou en anglais) et une biographie de George Sand.


Pour le 30 juillet et le 30 août: Liberté de découverte pas de LC.

et l’on verra par la suite pour la reprise des LC.

 

Pour ma part, j'ai participé à  un challenge George Sand il y a quelques années mais je suis loin d'avoir tout lu d'elle ! Voir Ici 

 

Et j'ai lu récemment :  Middlemarch de George Eliot

 

Les logos à utiliser : 

 







Chez Nathalie Délivrer des livres


dimanche 18 janvier 2026

Jolan C. Bertrand : Les soeurs Hiver


 

Cet adorable livre pour enfants Les soeurs Hiver de Jolan C. Bertrand (8-11ans) commence ainsi : 
 

"Autrefois, il y avait deux hivers, la Grande et la Petite La Grande apportait les tempêtes, les bourrasques, les nuits froides et glaciales contre lesquelles même le feu n’y peut rien. C’était l’hiver rude et brutal…
Et la Petite, c’était les lacs qui gèlent avant les premières chutes de neige pour y faire du patin, les batailles de boules de neige, les glissades en luge, le marché d’hiver, et la fête de Yüle. C’était l’hiver doux et léger…"

 

Mais lorsque la Petite disparaît provoquant le chagrin et la colère de la Grande, les habitants de Brume ne connaissent plus que le froid terrible et sans merci qui malmène leur vie et ne dispense plus aucun des plaisirs de l’hiver. A ces tourments, s’ajoute la multiplication des larcins par les Trolls qui dérobent aux villageois leurs biens les plus précieux. Le village est accablé. Ragnar, l’oncle d’Alfred, décide de partir à la recherche des trolls pour arrêter les vols. Alfred est un jeune garçon orphelin, élevé par son oncle et sa grand-mère. Il aime faire des blagues pas toujours gentilles en accord avec son Dieu préféré, le malin Loki. Mais que peut-il faire lorsque Frid, l’oracle aveugle de Brume, lui ordonne de partir à la suite de Ragnar sinon celui-disparaîtra et plus personne ne le reverra ?

 



Alfred se lance à la poursuite de son oncle dans l’immense forêt boréale, au-devant d’aventures périlleuses qui l’amèneront à rencontrer la Renarde aux yeux de feu qui dévore la lune, les Trolls aux cheveux violets, le Renne blanc nommé Lichen et qui sait ? peut-être ? la Petite, celle qui peut calmer la colère de La Grande et ramener la douceur de l’hiver.

 

  

Ce roman de Jolan C. Bertrand est écrit dans un style vivant, poétique, qui relance sans cesse l’intérêt. L’écrivain puise dans la culture nordique, celle des Vikings mais aussi des éleveurs de rennes, leurs modes de vie, le nomadisme,  leurs croyances avec ces affreux et délicieux petits Trolls en forme de caillou, avec le Dieu Loki, flamboyant, et les divinités de l’hiver. 

 


 

L’illustration de Tristan Gion pleine de finesse et d'invention souligne la féérie du récit et la beauté de ce récit qui laisse libre cours à l’imaginaire.

 







Lichen, La Petite et Alfred



vendredi 16 janvier 2026

Anne Perry : La Fiancée de Noël et Dans l’oeil du cyclone.

  

« Un médecin et son apprenti se battent pour sauver les Londoniens les plus démunis, et découvrent que le cœur des hommes peut être plus glacial que l'hiver...
Scuff a bien grandit depuis l'époque où, orphelin sans le sou, il se débrouillait pour gagner sa vie sur les rives de la Tamise. Aujourd'hui, il étudie la médecine dans une clinique gratuite dirigée par le Dr Crowe, son mentor. Mais Crowe lui semble distrait depuis qu'il a assisté à une altercation entre une ancienne patiente fortunée nommée Ellie - une femme qu'il a non seulement soignée, mais pour laquelle il a développé des sentiments inavoués - et son fiancé. Alors que ses émotions refont surface, Crowe entreprend de découvrir le lien troublant entre Ellie, son père et son fiancé. Pendant qu’il mène l’enquête, Scuff s’occupe de la clinique et recueille une petite fille abandonnée et son chaton et les met à l’abri du froid et de la faim.» (résumé 4 ième de couverture)

Je sais que de nombreuses lectrices plébiscitent le polar de Noël d’Anne Perry, c'est pourquoi j’ai voulu en découvrir un avec le roman La fiancée de Noël trouvé en bibliothèque. Je suppose que les  passionnés du genre doivent éprouver du plaisir à retrouver les personnages des roman précédents, ce qui n’est pas mon cas évidemment puisque c'était le premier que je lisais d'elle.  
Et je le dis tout de suite, je n’ai pas été convaincue par La Fiancée de Noël. L’intrigue est peu passionnante et laisse le lecteur sur sa faim. Evidemment comme il s’agit d’un livre de Noël, la fin est plus qu’attendue ! Mais ce n’est pas le happy end qui m’a gênée puisqu’il fait partie de ce que l’on attend du genre dans le style conte de fées, non, ce qui est gênant, c’est tout simplement que l’histoire est bien mince, sans grand intérêt..

J'ai lu dans Babelio que ce n'est pas le meilleur polar de Noël d'Anne Perry, il me faudra alors en lire d'autres.



Puisque j’y suis je continue  avec Anne Perry. Au hasard de mes pioches en bibliothèque, j’ai lu Dans l’oeil du cyclone.
Il s’agit un roman historique puisqu’il se passe entre les deux guerres :  après la guerre de 14-18, en 1933,  les personnages sont marqués par le deuil. L’héroïne Elena Standish a perdu son frère et sa soeur Margot Driscoll, son mari. La montée du nazisme préoccupe chacun  et le gouvernement anglais se place du côté d’Hitler en qui il voit un rempart contre le communisme. Dans la famille Standish,  le père d’Elena et de Katherine refusent de considérer Hitler et son parti comme dangereux car il veut préserver  la paix à tout prix. Leur grand-père Lucas Standish, au contraire, dénonce, l’absence de réaction face à la politique autocratique, raciste et violente du nazisme. Il faut dire, car il s’agit aussi d’un roman d’espionnage, que Lucas a été chef d’un service d’espionnage anglais le M16 pendant la dernière guerre  et qu’il partage l’avis de Winston Churchill (que plus personne n’écoute), sur Hitler. Elena Standish va se retrouver, bien malgré elle, au centre de meurtres qui vont l’amener jusque dans l’Allemagne hitlérienne où le piège semble vouloir se refermer sur elle.

Intrigues mouvementées, amours déçus, suspense, coups de théâtre, Anne Perry ne ménage pas ses effets. Pourtant, je  n’ai pas trop aimé l’histoire dans la mesure où il y a des invraisemblances et où la fin est assez décevante, l’histoire personnelle prenant le dessus sur l’histoire politique et ramenant l’intrigue au niveau de la sphère privée d'une manière un peu surfaite.

 

 

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