Charlie Fitzer a tous les malheurs ! Il s’est fait virer de son journal financier et son banquier lui refuse (on s’en doute !) la somme qui lui permettrait d’acheter un pub. Il est divorcé et se retrouve seul, sans personne à aimer ni pour l’aimer. Or, ce n’est pas entièrement vrai, il y a sa chatte Hera qu’il a recueillie, abandonnée dans un jardin, et qui, on va le voir, ne tient pas un moindre rôle dans tout ce récit. Qu’il est bon quand tout va mal d’avoir une chatte aussi fûtée et aussi affectueuse (enfin, si l’on veut, à sa manière !), bientôt suivie par une autre adoption, celle d’une chatonne, Perséphone, elle aussi perdue ! Fûtées, oui, les deux chattes ! Mais certainement plus qu’il ne le croit ! Je vous laisse même découvrir à quel point.
Et puis soudain, voici que son oncle, le maître des parkings de Chicago, qu’il n’a pas vu depuis son enfance, meurt en faisant de lui son héritier ! Quelle chance ! Allez-vous dire. Mais quand un type vient poignarder votre défunt oncle pour voir s’il ne fait pas semblant ( d’être mort !), quand votre maison explose et qu’il vous faut être exfiltré, vous vous doutez vite que les parkings ont bon dos, et que les affaires de l’oncle sont un tantinet plus complexes. Le voilà maintenant sur une île volcanique, ce pauvre Charlie, assisté par Mathilda, la femme de confiance du tonton, et découvrant que les méchants sont à l’oeuvre pour l’anéantir. Il va falloir, et rapidement, devenir un super méchant pas trop débutant !
Inutile de vous dire que ce roman n’est pas sérieux, sérieux. Vous vous en apercevrez vite, surtout après avoir discuté avec des dauphins syndiqués, pas commodes du tout, qui ne vous font pas de cadeau !
« Vous savez, quand j'ai découvert en arrivant que les dauphins pouvaient parler et communiquer avec nous, j'ai sauté de joie. Je pensais que nous en aurions tellement à apprendre les uns des autres... Et puis j'ai compris que, ce qu'ils voulaient avant tout, c'était nous dire d'aller nous faire foutre. »
Bien sûr, l’on se doute que ces méchants et leur empire, leur soif d’argent et de pouvoir, leurs procédés maffioso, sont une allégorie du capitalisme. D'ailleurs l'on n'est plus dans l'allégorie quand John Scalzi cite Spotify, géant de la tech suédoise, qui traitent moins bien ses employés que les maffieux du roman :
"- Nous sommes beaucoup moins maléfiques que Spotify. Nous rémunérons décemment les gens dont nous vendons le travail, nous."
Super méchant débutant est un roman léger sur des sujets sérieux, où l’on rit beaucoup surtout quand Charlie est aux prises avec les animaux, le héros est sympa, on compatit à ses problèmes, et l’on découvre que, lui aussi, est fûté même s’il l’est moins que Héra ! Et puis, si l’on aime les chats, on est comblé ! Regardez la première de couverture.
Pour une fois, comme nous sommes en Lozère, tous ensemble, je vous donne les avis de ce livre lu en famille comme cela il y a en aura pour tous les goûts !
avis de mon mari : J’ai aimé l’humour du livre même si je trouve qu’il y a un petit fléchissement au centre de l’intrigue.
avis de mon frère : Une intrigue trop légère. Nul !
Voici aussi l'avis de Keisha Voir Ici
"Sinon, l'éditeur, le classement à la médiathèque, oui, j'étais bien rayon SF. Mais pourtant... Mis à part Hera et Persephone, des chats disons un peu particuliers, terriblement intelligents et sympathiques (des chats, quoi), et une bande de dauphins dotés de la parole, mal lunés, grossiers, aux revendications syndicales assez précises, on a plutôt un roman d'aventure et d'action, à l'humour omniprésent. En tout cas je me suis régalée. " Moi aussi !

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