samedi 13 septembre 2008
L’arbre aux haricots de Barbara Kingsolver
Claudialucia est le pseudonyme que nous avions choisi, ma fille et moi, pour écrire sur notre séjour en Italie et plus particulièrement en Ombrie. Le voyage n'est plus qu'un beau souvenir mais le pseudo est resté!
mercredi 10 septembre 2008
La Rivière et son secret Zhu Xiao-Mei
Claudialucia est le pseudonyme que nous avions choisi, ma fille et moi, pour écrire sur notre séjour en Italie et plus particulièrement en Ombrie. Le voyage n'est plus qu'un beau souvenir mais le pseudo est resté!
mardi 9 septembre 2008
Un esprit jaloux de A.N. Wilson
Un Esprit jaloux est un roman écrit en hommage à Henry James et en particulier à son roman : Un Tour d'écrou. Celui-ci conte l'histoire d'une gouvernante qui arrive dans un vieux manoir pour s'occuper de l'éducation de deux enfants, un garçon, Miles, et une fille, Flora. Mais bien vite, elle s'aperçoit que la grande et étrange demeure est hantée par des fantômes, deux présences maléfiques, celle de la gouvernante précédente et d'un valet. Tous deux, quand ils avaient la charge des enfants, les ont pervertis si bien que que ces derniers n'ont plus que l'apparence de l'innocence et de la pureté. Le récit se conclut tragiquement.
A. Wilson imagine une étudiante américaine, Sallie, venue à Londres pour terminer son doctorat sur ce roman de Henry James, oeuvre sur laquelle elle travaille de manière obsessionnelle depuis des années; or, pour vaincre sa solitude et résoudre ses problèmes financiers, Sallie accepte la proposition de Charles Masters, avocat séduisant et veuf, qui l'engage comme gouvernante de ses enfants, un garçon, Michael, et une fille, Frances, dans une grande demeure victorienne! On imagine la suite...
L'écrivain ne cherche pas à rivaliser avec James sur son terrain. C'est à dire, qu'elle ne joue pas pas comme lui sur l'ambiguité entre le réel et le fantasmé. Le récit de James, en effet, qui repose entièrement sur la vision et la parole de la gouvernante, nous amène à douter de la crédibilité et de la santé mentale de cette jeune femme. Les fantômes sont-ils issus de son esprit malade ou existent-ils? Mais tout en semant le doute dans l'esprit du lecteur, Henry James fait tout pour que les fantômes apparaissent comme réels et menaçants, ce qui décuple l'angoisse et la peur. Ce double jeu entre apparence et réalité est le propre du fantastique quand il est complexe et réussi.
Dans le roman de Wilson, nous pouvons, bien sûr, être amenés à croire au fantôme que voit Sallie, elle aussi en proie à des visions qui l'affolent et victimes de deux enfants qui la méprisent et se moquent d'elle. Mais l'auteur prend soin de nous révéler rapidement les indices de sa maladie mentale que l'on ne peut mettre en doute. Ceci nous permet de percevoir presque immédiatement ce qui est de l'ordre de la réalité et du fantasmé. Un Esprit jaloux n'est donc pas une histoire fantastique mais plutôt l'analyse du dérèglement mental d'une jeune fille, déjà fragile sur le plan psychique, et si "possédée" par le récit de Henry James qu'elle finit par s'identifier au person
Claudialucia est le pseudonyme que nous avions choisi, ma fille et moi, pour écrire sur notre séjour en Italie et plus particulièrement en Ombrie. Le voyage n'est plus qu'un beau souvenir mais le pseudo est resté!
mercredi 3 septembre 2008
Raymond Depardon : la vie moderne

Raymond Depardon : la vie moderne
Claudialucia est le pseudonyme que nous avions choisi, ma fille et moi, pour écrire sur notre séjour en Italie et plus particulièrement en Ombrie. Le voyage n'est plus qu'un beau souvenir mais le pseudo est resté!
lundi 30 juin 2008
Lectures du mois de Juin 2008
Je reviens te chercher de Guillaume Musso : peu vraisemblable tant au point de vue du récit que de la psychologie des personnages. Et bien sûr, pour faire plus mode, il faut que cela se passe aux Etats-Unis! Décevant!
Les Amants d'Avignon d'Elsa Triolet un beau passage sur Avignon.
Phineas Finn de Anthony Trollope (voir article)
Trois carrés rouges sur fond noir de Tonino Benacquista (édit. folio policier)
Tonino Benasquita est un des rares écrivains français actuels qui après des études (de cinéma) a exercé toutes sorte de petits boulots... et ça se sent! Pourquoi? Parce qu'il nous permet de sortir des problèmes d'une petite sphère d'intellectuels bourgeois ( et si possible parisiens) à la mode dans notre littérature pour être projeté dans d'autres milieux dont l'auteur peut parler en connaissance de cause. Et cela sonne juste. Dans La Maldonne des sleepings le héros est accompagnateur dans des wagons-lits, la nuit, en direction de Venise, dans Trois carrés.. le héros est accrocheur d'oeuvres d'art dans une galerie contemporaine, deux métiers exercés par T. Benacquista. Il y a aussi une intrusion rapide mais intéressante dans le milieu du billard et des compétitions. L'intrigue est policière mais c'est surtout un prétexte à explorer les coulisses et les dessous du monde de l'art contemporain et à en présenter la critique.
Le tournant mystérieux de Mildred Davis (édit. du Rocher) Intrigue avec suspense à Hawaii.. bof!
Contre-enquête sur la mort d'Emma Bovary de Philippe Doumenc (édit. Actes sud) Rien d'extraordinaire si ce n'est l'idée qui est amusante : Emma ne s'est pas suicidée, elle a été assassinée...
Claudialucia est le pseudonyme que nous avions choisi, ma fille et moi, pour écrire sur notre séjour en Italie et plus particulièrement en Ombrie. Le voyage n'est plus qu'un beau souvenir mais le pseudo est resté!
vendredi 30 mai 2008
Lectures du mois de Mai 2008
Québec : la ville neuve vue du haut du rocher
Des ombres sur le rocher de Willa Cather (édit. Alpha bleue étrangère) :
Des ombres sur un rocher conte l'histoire d'une petite fille, Cécile, âgée de 12 ans et de son père, Euclide Auclair, apothicaire, venus de France avec leur protecteur le comte de Frontenac pour vivre au Québec. La mère de la fillette est morte et cette dernière s'occupe de son père. Le roman est avant tout une peinture de la ville de Québec sur son rocher à la fin du XVII, début du XVIIIème, de la vie quotidienne de ses habitants et des personnages historiques qui l'ont peuplée. La très forte emprise de l'église catholique, les communautés religieuses, les superstitions, les liens encore très viscéraux avec le royaume de France, la toute puissance de la nature sauvage qui entoure la ville, indiens, monde des trappeurs, des coureurs de bois, sont évoqués avec beaucoup de force.
Retour au pays natal nouvelle d' André de Richaud ( éditions : Le temps qu'il fait)
Le mal de la Terre André de Richaud recueil de nouvelles (éditions : Le temps qu'il fait)
La consolante Anna Gavalda (Editions La Dilettante)
Le labyrinthe du pèlerin Cees Noteboom ou Désir d'Espagne : (éditions Actes Sud) Notes d'un voyageur "fou" d'Espagne, pays qui répond à un besoin d'espace, à "une soif d'infini". Pèlerin sur la route de Saint jacques de Compostelle, Cees Noteboom s'éloigne des routes touristiques et des sentiers battus pour nous entraîner au gré de sa fantaisie et des ses humeurs dans une Espagne parfois âpre, désertique et secrète. Sensible aux paysages et aux lieux imprégnés par l'Histoire , monastères, églises, forteresses, l'écrivain néerlandais explore le passé de l'Espagne qui a toujours un retentissement sur le présent.
En inquiétante compagnie Carlos Fuentes (récits Gallimard) Recueil de nouvelles écrites par un écrivain mexicain. Genre fantastique, gothique...
Claudialucia est le pseudonyme que nous avions choisi, ma fille et moi, pour écrire sur notre séjour en Italie et plus particulièrement en Ombrie. Le voyage n'est plus qu'un beau souvenir mais le pseudo est resté!
samedi 10 mai 2008
Suarès écrit sur Mein Kempf : blog de Pierre Assouline
Suarès avait pourtant prévenu
“On ne traite pas avec l’Allemagne, ou c’est qu’on veut être dupe. Pour un homme d’Etat, être dupe n’est pas un signe d’esprit ni la preuve qu’il est digne de mener les affaires. Mais vouloir être dupe, cette sottise ou cette ignorance est une forme ridicule de la trahison. Aujourd’hui, on ose parler des bonnes intentions d’Hitler et Londres se donne le luxe insensé d’y croire. Cependant, Mein Kampf est tiré à deux millions d’exemplaires (…) Un pareil délire de maniaque, vomissant l’insulte et la haine, une pareille doctrine de la destruction, prêchée par un chef d’Etat et ses ministres, devenu l’Evangile de tout un peuple, voilà qui ne s’est jamais vu. Les gorilles jusqu’ici n’ont pas publié de livre, et ils n’ont pas eu de philosophe à queue prenante pour les écrire. Tous les assassins, tous les faillis, tous les professeurs de l’Hitlérie répandent cette Bible sauvage : elle est le livre du pur Allemand, autrement dit du bon Aryen. Le diable passait pour être logicien : la brute désormais est ethnologue. Après quoi, traitez avec ces assassins, qui mentent et trompent toujours, quand ils ne peuvent pas se livrer aux délices de l’invasion ou du massacre. Traitez, et si vous êtes assassinés traîtreusement, pris d’assaut au milieu de la nuit, vous l’aurez voulu et vous vous l’aurez mérité (…) Ils haïssent toujours : le mépris est la forme la plus hideuse de la haine, la plus lâche aussi. Et la haine est la matrice de la destruction (…) Il n’est pas permis à un peuple humain et noble de traiter avec l’Allemand”.Quant au second article tout aussi saisissant, sur le même sujet, intitulé simplement “Mein Kampf”, il fut publié dans le NRF du 1er décembre 1934 et repris dans Panurge du 20 mars 1936 :
“Celui qui veut tirer quelque miel, fût-ce le plus âcre, de tout ouvrage de l’esprit, doit prendre sur soi pour lire Mein Kampf jusqu’au bout. Le courage de poursuivre ne suffit pas. Cet orage de stupidité, cette explosion de miasmes n’inspire pas moins d’ennui que de dégoût. Tant d’orgueil dans la sottise et la méchanceté, une telle impudence à s’adorer soi-même et à dégrader les autres, tant d’affirmations meurtrières sans l’ombre d’une preuve, le délire de ce primate qui s’accorde tout pour tout refuser à autrui, qui raisonne avec ses griffes et argumente avec ses crocs, ce radotage enragé mène le lecteur de nausée en nausée (…) Il répète cent fois le même propos. ce rabâchage est un signe de la manie : dix fois moins long (N.D.L.R. 700 pages), Mein Kampf ne serait ni plus ni moins vrai, ni plus ni moins complet (…) Sa cellule est tout un peuple; il a l’écho de soixante millions d’hommes; loin d’être enchaîné, c’est lui qui est le maître absolu de leur liberté (…) A l’étranger, il est à peine croyable qu’on doute de sa malfaisance et qu’Hitler trouve encore une excuse. On feint de croire que l’homme de Mein Kampf n’est pas celui qui règne sur l’Allemagne désormais : on soutient qu’en dix ans, il a dû changer et n’être plus si sauvage. Quel aveuglement. Dans ce livre, il y a tous les crimes d’Hitler commis cette année, et tous ceux qu’il pourra commettre encore. Ils y sont, il les annonce, il s’en vante plus même qu’il ne les avoue. Il dit, en termes exprès, qu’il faut mettre le feu au Reichstag, et il l’a fait. Et vous cherchez encore l’incendiaire, le coupable ? (…) Que faut-il de plus que ce livre ? Il confesse les intentions. Tout y est, et tout y aura été, quoi que cet homme fasse. Il serait bon que tous les Français le connaissent, et on les empêche de le lire (…)”On connaît la suite, les accords de Munich et le honteux soulagement qui s’ensuivit. Michel Drouin, qui fut professeur d’Histoire et qui est l’un des meilleurs spécialistes de l’histoire de la Nouvelle Revue Française, me rappelle qu’à la suite de ce texte, la revue enregistra des désabonnements et André Suarès fut accusé d’”hystérie” par Jean Schlumberger. A noter également qu’on ne trouve rien de comparable, de cette encre et de cette force, ni même rien dans le même ordre d’idées, chez les autres “grands” de sa génération, les Gide, Claudel, Valéry, Giraudoux, Rolland, Bernanos. “Et dire qu’il se voulait avant tout poète et musicien…” Ce n’est pas tant qu’André Suarès nous manque, à nous qui le connaissons si peu; c’est surtout qu’il nous manque un André Suarès.
Claudialucia est le pseudonyme que nous avions choisi, ma fille et moi, pour écrire sur notre séjour en Italie et plus particulièrement en Ombrie. Le voyage n'est plus qu'un beau souvenir mais le pseudo est resté!
mercredi 30 avril 2008
André de Richaud et autres livres : lectures du mois d’avril 2008
La douleur d'André de Richaud : récit autobiographique se déroulant près d'Avignon , au bord de la Sorgue.
André de Richaud à 20 ans
J'ai très envie de lire ses autres écrits car ce premier ouvrage paru en 1931 était prometteur. J'aimerais savoir pourquoi après avoir fini sa vie tristement dans une maison de retraite, pauvre, alcoolique, abandonné de tous, son oeuvre est tombée plus ou moins dans l'oubli.
Mémoires d'un touriste de Stendhal : lu les passages de son arrivée à Avignon et son séjour dans la ville.
Les yeux bleus de Mistassini :
Jacques Poulin, auteur québécois installé à Paris. Son personnage un vieux libraire est atteint de la maladie "d'Einsenhower", triste maladie dont il oublie toujours le nom. J'ai d'abord aimé le début, la vieille librairie du Vieux-Montréal qui accueille tous les marginaux, les désargentés, auprès d'un poêle ronflant, une librairie où les livres aimés sont placés à l'entrée pour qu'il puissent être volés avec facilité. La suite du roman qui se passe à Paris m'a déçue. Pour résumer mon sentiment il faut aller sur le site de cette lectrice dont le texte correspond tout à fait à ce que j'ai ressenti.
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Le Vieux Chagrin de Jacques Poulin (Editions Actes Sud)
Vert Venin (Editions Actes Sud) : Ornela Vorpsi
Le personnage, une albanaise qui vit à Paris, part à l'aide d'un ami malade à Sarajevo.
O' Pionner de Willa Cather
J'ai continué la lecture de Yoko Ogawa :
La Grossesse
Le musée du silence de Yoko Ogawa
La part du diable : André de Richaud
L'or des mots sous la direction de Eve Duperray : La Sorgue Baroque
: Retour aux ondes thessaliques
Le Quintette d'Avignon de Lawrence Durrell : Monsieur ou le Prince des Ténèbres ( Livre 1)
Une terrible vengeance et trois autres récits fantastiques de Mrs Ridell
Charlotte Ridell est un écrivain de l'époque victorienne; elle a été aussi célèbre de sont temps que George Eliot et très prolixe. Mais elle a été oubliée par la suite.
Ces nouvelles : la porte ouverte, Walnut-Tree House, Nut Bush Farm, Une terrible vengeance sont des histoires fantastiques avec intervention du surnaturel et revenants. Mais il y a toujours un personnage qui mène une enquête pour comprendre le phénomène étrange auquel il assiste si bien que le récit fantastique se double d'une intrigue policière.
Claudialucia est le pseudonyme que nous avions choisi, ma fille et moi, pour écrire sur notre séjour en Italie et plus particulièrement en Ombrie. Le voyage n'est plus qu'un beau souvenir mais le pseudo est resté!
jeudi 1 janvier 1970
Dathan Auerbach : Bad man
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Dans le roman Bad man de Dathan Auerbach, un prologue intitulé Un cadavre dans les bois met en scène deux enfants qui découvrent un corps enfoui sous la végétation.
Puis nous assistons à la dernière journée que Ben (15 ans) passe avec son petit frère Eric (3 ans) ! Ce jour-là, Ben a la garde d’Eric. Il joue d’abord avec lui puis il l’amène au supermarché pour faire les courses. Cela n’est pas de tout repos. Le magasin est bondé et l’enfant, au moment de passer à la caisse, demande à aller aux toilettes. C’est là que Ben, distrait, le perd de vue un instant. Lorsqu’il se retourne le petit garçon n’est plus là ! Toutes les recherches échouent, la police arrête l’enquête. Cinq ans passent. Les affichettes jaunissent… Les gens oublient. Pas Ben, bien sûr !
Ben arrête ses études et cherche du travail. Il finit par être employé comme magasinier de nuit dans le supermarché où son frère a disparu. C’est un choc pour lui de se retrouver dans ce lieu où il n’avait plus jamais remis les pieds depuis le drame. Il revit la scène sans arrêt, le magasin semble révéler des indices, lui envoyer des messages. Un jour, dans un carton abandonné, il découvre le vieux doudou d’Eric qui avait été introuvable après la disparition du gamin. Le voilà qui recommence à poser des affiches avec la photo d’Eric, qui ressasse des souvenirs, les confronte au présent. Ses collègues semblent le soutenir et se montrer amicaux mais le sont-ils vraiment ? Le directeur qui était déjà là il y a cinq ans est toujours aussi déplaisant. Aurait-il quelque chose à se reprocher ? Ben doute de tout et de tous ! Dathan Auerbach crée autour de ses personnages une atmosphère oppressante que l’obscurité et la solitude de ce travail de nuit dans les grands entrepôts du magasin rend encore plus troublante.
Mais si le roman joue sur le mystère, et s'il est aussi un thriller comme le dénouement nous le révèle, il est avant tout psychologique. Et c’est la grande force de Dathan Auerbach ! Il sait nous faire ressentir la détresse de Ben. Déjà son enfance nous crève le coeur : Ben est obèse, sa jambe abimée à la suite d’un accident le fait souffrir et l’empêche de vivre normalement, de faire du sport, l’isole des enfants de son âge qui l'humilient. Après la disparition de son petit frère, Ben vit dans une famille détruite. Sa belle-mère, la seconde épouse de son père, mère d’Eric, ne sort plus que rarement de chez elle. Elle quitte son travail, passe ses journées enfermée dans la chambre de son petit garçon, fête son anniversaire chaque année, lui achète des cadeaux que personne n’ouvre. L’atmosphère est pesante dans la maison. Les non-dits empoisonnent les relations, entretenant la culpabilité du jeune homme et éveillant en lui un écho : « il aurait mieux valu que ce soit toi qui disparaisses ». L’écrivain a vraiment l’art de faire passer les sentiments, de nous mettre en empathie et l’on se sent pris de tristesse devant ces vies brisées.
Ajoutons à cela, et c’est rare, un écrivain qui sait parler du monde du travail ! La description du travail de magasinier est plus vrai que nature, et pour cause ! A la sortie de la fac, Dathan Auerbach a travaillé de nuit à la supérette locale : « le job en lui-même était atroce. Franchement insipide au-delà de toute description. Scanner des codes barres. Ranger des cartons et des boîtes de conserve. Et voilà. A l’infini. » S'il a mal vécu cette expérience, elle lui a bien servi puisqu’elle lui a permis d’ancrer son récit dans la réalité et de donner un ton juste à son roman !
Thriller
Claudialucia est le pseudonyme que nous avions choisi, ma fille et moi, pour écrire sur notre séjour en Italie et plus particulièrement en Ombrie. Le voyage n'est plus qu'un beau souvenir mais le pseudo est resté!





