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dimanche 1 février 2026

Bella Ellis : Une enquête des soeurs Brontë : La mariée disparue

  

Avignon, Médiathèque Ceccano 2026 :  je  sors bredouille quant aux titres que je suis venue chercher après mes lectures dans vos blogs, quand je tombe au hasard d’une étagère sur :  Une enquête des soeurs Brontë  de Bella  Ellis :  La mariée disparue Tome 1.
Là je me sens piégée ! Bon, je décide, et c’est un à priori, que l’enquête sera  sans grand intérêt…  mais comment résister, à Charlotte, Emily et Anne ? Impossible !
Et bien finalement c’est plutôt une bonne pioche et j’ai éprouvé du plaisir à lire ce livre !

Yorkshire,presbytère d’Haworth, 1845 : Les trois soeurs Brontë apprennent qu’une mystérieuse disparition a eu lieu dans le manoir de sir Robert Chester proche du presbytère de leur père. Sa femme Elizabeth a disparu et du sang est retrouvé dans sa chambre. Enlèvement ? Meurtre ? On a vite fait de soupçonner les gitans mais la piste ne donne rien. La jeune femme laisse deux enfants qu'elle adore et on ne peut la soupçonner de les avoir abandonnés. Voilà qui intrigue les soeurs Brontë et ceci d’autant plus que la première épouse du châtelain s’est suicidée quelques années auparavant en se jetant du toit du Château.
Il n’est pas facile, à cette époque, pour des femmes, ces créatures inférieures et faibles d’esprit, de mener une vie indépendante, de courir la lande, de voyager d’une ville à l’autre sans chaperon, d’interroger des hommes d’égale à égal !  Mais les Brontë ont du caractère et l’enquête s’organise.

Au début l’histoire policière est très classique et chaque chapitre qui porte le prénom d’une des soeurs, nous apporte son lot de découvertes. Puis, l’on se sent pris peu à peu par l’ambiance étrange et mystérieuse et il faut reconnaître qu'avec Emily le récit se corse, sa course au clair de lune sur la lande, la découverte macabre dans le manoir du veuf, un autre Heathcliff (?), la présence du surnaturel  (?) ou  bien l’imagination délirante de la jeune fille, tout nous plonge dans le roman gothique de la fin du XVIII siècle, si prisé des romantiques ! De même le dénouement du roman avec Charlotte n’est pas sans rappeler la fin de Jane Eyre
Donc, l’histoire policière m’a intéressée et puis plus que tout, la vie des soeurs et de leur frère Branwell, leur caractère respectif, leurs sentiments, leur intelligence, leur imagination, leurs chamailleries. Bella Ellis sait faire vivre ces jeunes femmes de l’époque victorienne. Elle les prend à un moment où ils sont tous, avec leur frère, réunis dans la maison de leur père. Charlotte est revenue de Belgique, extrêmement  tourmentée par son amour impossible pour un homme marié, le professeur Heger, que ces deux soeurs jugent comme un être falot et imbu de lui-même. Branwell s’est fait renvoyer de l’entreprise où il travaillait pour avoir eu une liaison avec la femme de son patron, et de ce fait, Anne qui travaillait comme gouvernante dans la même maison a été chassée, ce qu’elle  digère mal !  On la comprend ! Branwell est alcoolique et opiomane et ses soeurs cherchent à la sortir de cette mauvaise passe.  Tous les Brontë écrivent mais ils ont abandonné ou presque leur monde imaginaire fabuleux La confédération de Glass Town, le pays d’Angria et plus tard le pays de Gondal. Le climat de la maison est souvent mélancolique. C’est dire que Charlotte, Emily et Anne abordent l’enquête fictive avec conviction !

 Cases : campagne anglaise, manoir, détective amateur, féminicide,V.I.P

 


 


7 commentaires:

  1. Tu coches plein de cases avec cette trouvaille inattendue!

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  2. On dirait que c'est une très bonne pioche ! Je trouve que c'est une façon distrayante de plonger dans l'univers des sœurs Brontë. NB: dans le bingo du challenge polar, ce roman coche aussi la case VIP.

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  3. vive les hasards de bibliothèque!

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  4. Un grand merci ! Je viens de les trouver sur le site de la médiathèque ! Et j'en ai réservé deux. Bonne fin de dimanche !

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  5. "Il n’est pas facile, à cette époque, pour des femmes, ces créatures inférieures et faibles d’esprit, de mener une vie indépendante"
    Nous avons lu, en même temps des romans anglais sur ce thème!
    Je viens de finir Le Moulin sur la Floss et j'aurais pu écrire la même phrase. Je suis en train de rédiger le billet. Je le prévois le 27 février ou avant?

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  6. Ah ? J'aurais parié comme toi qu'il ne fallait pas trop s'attendre à l'enquête du siècle, mais si c'est une bonne pioche finalement, tant mieux.:)

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  7. J'aime ces rencontres imprévues qu'on peut faire en médiathèque! On vient pour un livre, on repart avec un autre.

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