mercredi 2 mars 2016

Nuit d'Hiver : Hommage à Harald Sohlberg, peintre norvégien

Nuit d'Hiver à Rondane : Harlad  Oskar Sohlberg national Gallery d'Oslo
Nuit d'Hiver à Rondane : Vinternatt i Rondane de Harlad  Oskar Sohlberg

Dans le cadre de la poésie du Jeudi, Asphodèle nous a demandé d'écrire notre propre texte pour ce jeudi 3 Mars. D'où ce poème en hommage à un peintre norvégien Harald Sohlberg et à son tableau Vinternatt i Rondane que je vais découvrir à Oslo au mois de mai. Mais déjà par l'intermédiaire de ces reproductions, je l'aime beaucoup.

 Vinternatt * :  Nuit d'hiver


Dressez-vous dans la nuit, sommets crépusculaires

Vagues pétrifiées s’élançant vers le ciel

Suaire aux plis figés, domaine des esprits,

Royaume de la Mort, dans ta blanche noirceur,

Violette argentée, éblouie de lumière,

Mystère de la nuit et des trolls et des fées.

Dressez-vous dans la nuit, sculptées par la beauté

Froides apparitions, vertigineux effroi,

Solitudes peuplées, glaçage d’un gâteau

Improbable, sucré, aux rondeurs torturées,

Glaciale féérie, tu divagues, tu chantes

Un air purifié, mystère de la vie

un chant pur et doré qui m’emplit de bonté

Au jardin de l’esprit, aux neigeuses contrées,

Etoile de la vie, hivernale et bleutée.

Harald Oskar Sohlberg

Harald Sohlberg : autoprotrait

Harald Oskar Sohlberg (1869-1939) est un des plus grands  peintres de Norvège. Il illustre le style néo-romantique qui fleurit dans les années 1890 après le réalisme des années 80.. Nuit d'hiver à Rondane que l'on peut voir au musée d'Oslo est le tableau phare de ce mouvement.

Il se forma chez Zahrtmann à Copenhague (1891-92) et chez Harriet Backer à Oslo. Il poursuivit ensuite ses études à Paris et à Weimar. Avec sa première toile, Braise de nuit (1893, Oslo, Ng), il participe, dans les années 1890, à l'introduction en Norvège de la peinture d'atmosphère néo-romantique, qu'il continue d'illustrer : Nuit d'été (1899, id.), Pré fleuri près de Røros (1905, id.), Nuit d'hiver à Rondane (1914, id.) ainsi que la monumentale réalisation Nuit (1902-1903, Trøndelag Kunstgalleri, Trondheim). La solitude et l'infini de la nature imprègnent tout son art, qui s'exprime dans un dessin sévère, finement détaillé et une luminosité évoquant l'émail. (source encyclopédie larousse)

Les montagnes de Rondane  fut l'un de ses sujets de prédilection, il a passé 15 ans à les peindre  ainsi que la ville de Roros.


Harald Sohlberg  Après la tempête de neige ; rue de Roros peintre norvégien mouvement néo-romantique
Harald Sohlberg  Après la tempête de neige ; rue de Roros

Harald Sohlberg : rue de Roros

Harald Sohlberg : principale rue de Roros


Norvège Harald Sohlberg : Maison de pêcheur peintre norvégien néo-romantique
Harald Sohlberg : Maison de pêcheur

Harald Sohlberg : Pré fleuri près de Roros peintre norvégien néo-romantique
Harald Sohlberg : Pré fleuri près de Roros

Peintre norvégien Harald Sohlberg : Nuit d'été  galerie nationale Oslo
Harald Sohlberg : Nuit d'été
Harald Sohlberg :


21 commentaires:

  1. Rhooo Claudia, je croyais que ce poème était du peintre, tu ne m'as rien dit dans ton commentaire alors je suis venue vérifier ! Quelle beauté que ce poème ! Et les tableaux du peintre (surtout le premier) collent parfaitement à tes mots ! J'aime beaucoup le dernier tableau aussi avec cet arbre-elfe-fée-troll tordu vers le ciel ! Encore une fois, je m'incline devant ton poème ! ;)

    RépondreSupprimer
  2. J'ai écrit le poème en pensant à ce premier tableau! C'est vrai que l'arbre du dernier tableau a l'air vivant, il me fait penser à Un troll. J'aime tout dans ce peintre mais le tableau sur la montagne est particulièrement saisissant! Et il en a fait d'autres tout aussi beaux sur ce sujet. Et dire qu'au mois de mai je vais les découvrir en "vrai" à la National Gallery d'Oslo!

    RépondreSupprimer
  3. Grand merci, ClaudiaLucia pour la découverte de ce peintre norvégien de grand talent (moi aussi j'adore le troll qui lève les bras au ciel dans le tronc de l'arbre ;-))

    D'après l'article sur Harald Sohlberg dans le Wikipédia norvégien il existe au moins 3 versions de "Nuit d'hiver à Rondane" peintes entre 1901 et 1924. Dont celle de 1914 (conservée à la Nasjonalgalleriet d'Oslo) avec laquelle ton poème cadre encore mieux, en raison de la croix qui figure sur le sommet triangulaire. À ces trois versions, on peut ajouter une aquarelle de 1911 que je viens de trouver dans La Tribune de l'Art. Mais ma version préférée est celle de 1918-1924, dans laquelle un renard traverse le paysage enneigé.
    Encore merci pour ton choix de tableaux, tous plus beaux les uns que les autres.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je suis comme toi, emballée par ce peintre! Je n'ai pas vu la version avec le renard mais deux autres avec des éclairages et des dominantes de couleur très différentes et toutes magniifiques.

      Supprimer
  4. Le dernier tableau fait penser à certaines illustrations de Rackam avec ses créatures fantastiques. Je t'envie de voir toutes ces toiles en vrai bientôt. Et bravo pour ton poème qui est tout-à-fait en harmonie avec les peintures.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. merci; oui j'ai beaucoup de chance de partir en Norvège.

      Supprimer
  5. Hello ClaudiaLucia
    Je suis sans voix. De la pure poésie.
    J'ai aussi une préférence pour le dernier tableau, cette femme-arbre implorant le ciel.
    J'espère que tu consignes tes écrits dans un recueil, il ne faut surtout pas les laisser dans l'ombre.
    Gros bisous

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci Soène! L'arbre-femme est très beau, en effet, mais je crois que je les aime tous.

      Supprimer
  6. J'aime tout : le poème et le travail de ce peintre que je ne connaissais pas... Merci!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci à toi! Et ce n'est pas le seul peintre que j'ai découvert dans le néo-romantisme norvégien. Je parlerai aussi ici de Nicholas Astrup.

      Supprimer
  7. Si un jour quelqu'un te vole la Tempête de neige tu sauras que c'est moi

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Dans ma magnanime bonté (je suis souvent magnanime!) je te donne ce tableau (mais je volerai le vrai à Oslo!).

      Supprimer
  8. Le tableau et le poème sont tout à fait en harmonie ! Je ne connaissais pas du tout ce peintre et tu as vraiment l'air d'aimer ce qu'il a fait pour aller ainsi à sa découverte à Oslo, où il ne doit pas faire très chaud au mois de mars. Ton poème a cette espèce de luminosité, de reflets des mots et des images, c'est vraiment superbe !

    RépondreSupprimer
  9. Merci Monesille. Non ce sera en Mai et je pense qu'il ne fera pas trop froid (moins chaud, certes, qu'à Avignon mais tant pis!) et les jours seront très longs..

    RépondreSupprimer

  10. Magnifique poème pour une "Glaciale féérie", et ce tableau magique.

    RépondreSupprimer
  11. Oh, quelle belle inspiration ! Tu me fais découvrir ce peintre contemporain de Munch - que je rêve d'aller découvrir un jour à Oslo.

    RépondreSupprimer
  12. Quel poeme magnifique!Bravissimo! Je ne connaissais pas ce peintre (bon, je ne suis pas à la pointe question peinture!) mais les toiles sont saisissantes. Comme Soene, j'ai flashé sur la femme arbre.
    Bises

    RépondreSupprimer
  13. Bravo Claudia pour ton texte qui va des crépuscules pétrifiés et trollturés (?) à l'étoile de la vie, pureté et bonté. J'avais visité aussi quelques fjords, magnifiques (Geiranger) et j'étasi allé aussi à Lillehammer où se sont déroulés les J.O. un peu plus tard. Félicitations.

    RépondreSupprimer
  14. Bravo pour les mots, le rythme c'est joliment écrit et illustré, merci

    RépondreSupprimer
  15. Très beaux tableaux ! Il y a des similitudes avec Munch, je trouve. Bravo pour ton poème !

    RépondreSupprimer
  16. Que de couleurs dans ton poème ;-)
    J'aime particulièrement l'image montagne-mer ("sommets crépusculaires, Vagues pétrifiées "
    Bon dimanche ClaudiaLucia ;-)

    RépondreSupprimer

Merci pour votre visite. Votre message apparaîtra après validation.