lundi 2 février 2009

Surdité du bord de mer…


Je découvre souvent en lisant des blogs ou des chroniques des textes qui me parlent, que je trouve intéressants, dont j'aime l'idée et l'écriture. J'ai envie de les conserver pour les relire. J'ai parfois envie aussi d'y répondre pour dire mon accord ou mon désaccord, pour noter mes réaction personnelles, bref, j'ai décidé de "collectionner" pour réfléchir ou réagir. Il s'agit d'une sorte de recueil dont j'aurai glané les feuilles de-ci, de-là et que je retrouverai dans Ma Librairie.

                                                       Le coquillage Gustave Moreau

Ce texte écrit par Sophie Poirier dans son blog L'Expérience du désordre m'a touchée parce qu'il me rappelle combien la vie est fragile, le bonheur éphémère.

Parce que mon oreille gauche s'était bouchée soudainement (j'entendais la mer dans le coquillage, sans le coquillage), l'ORL après avoir soigné mon ouïe pertubée (je n'ai rien contre entendre l'océan et les vagues, bien au contraire, mais seulement quand je suis face à la mer…), donc il m'a soigné pour une perte d'ouïe à l'oreille gauche et il m'a prescrit un IRM.

C'est ce tube dans lequel tu entres allongé, tu restes immobile, là comme ça, la tête coincée, tu te prends facilement pour un cadavre dans son cercueil alors forcément tu flippes un peu… Le radiologue te met dans la main une poire qui sert de lien avec le monde extérieur. Au cas où tu paniques…

Elle m'a dit :  Vous pouvez fermer les yeux. C'est ça qui fait peur. Donc conseil : garder les yeux ouverts (comme dans la vie, tu changes rien, tu restes vigilant et attentif)
Ils ont bricolé une sorte de petit miroir au-dessus de toi. Si tu regardes, tu vois ce qu'il y a devant le tube, des écrans, des gens qui passent, un bout de ton orteil qui dépasse… C'est beaucoup mieux que l'obscurité.

Ça dure un quart d'heure. De temps en temps, une sirène retentit, comme si la machine avait détecté de quoi sonner l'alerte. Au début j'ai cru qu'ils écoutaient de la techno, mais non c'est le bruit des machines. Avis aux amateurs de musique façon Pierre Henry, il y a du son et du rythme à aller enregistrer.

Après, le chef des IRM vient te dire le résultat. Pour moi c'est normal. Monsieur Piton me l'annonce vite fait, dans un petit bureau. Mon amoureux est, lui, dans la salle d'attente.

J'imagine si le pire était dit, là, dans ce bureau comme celui du KGB, toute seule. Et après le parking de la clinique, -5° dehors, un amoureux ébahi et toi qui pleures…
C'est donc ainsi qu'on peut apprendre des très mauvaises nouvelles. C'est moche.

Au lieu de ça, on a fait les veinards, on a ri, oui, oui, j'ai bien un cerveau.

Mais je pense à la vie qui est courte, souvent brutale. Aux autres qui sont sortis d'ici sans fous rires, avec les vertiges et les peurs.
Je pense à mon père aussi.

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