dimanche 13 juin 2010

Jules Supervielle : Porte, L'Allée...

Voici deux poèmes de Jules Supervielle extraits du recueil Le Forçat innocent. Je les aime parce que je ne les comprends pas vraiment!* C'est en cela que réside la magie de la poésie : dans la  musique des mots qui s'empare de nous, dans les images qui jaillissent des vers, dans une étrangeté qui nous dépasse et qui pourtant nous est curieusement familière, dans cette invitation vers un ailleurs....

Est-ce un petite morte...

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Photographe Aurélia Frey  ( de la série Nevermore)

Porte, Porte
Porte, porte, que veux tu?
Est-ce une petite morte
Qui se cache là derrière ?
Non, vivante, elle est vivante
Et voilà qu'elle sourit
De manière rassurante.
Un visage entre deux portes,
Un visage entre deux rues,
Plus qu'il n'en faut pour un homme
Fuyant son propre inconnu.


Ne touchez pas l'épaule...

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photographe Aurélia Frey   Nevermore
L’Allée
Ne touchez pas l'épaule
Du cavalier qui passe,
Il se retournerait
Et ce serait la nuit,
Une nuit sans étoiles,
Sans courbe ni nuages.
- Alors que deviendrait
Tout ce qui fait le ciel,
La lune et son passage,
Et le bruit du soleil ?
- Il vous faudrait attendre
Qu'un second cavalier
Aussi puissant que l'autre
Consentît à passer.
 
*Quelle est votre interprétation pour chacun de ces  poèmes?

Les compagnons Troubadours  de  Celsmoon:

La plume et la page, Tinusia, Chrys, Roseau, MyrtilleD, Cagire, Caro[line], L'or des chambres, Violette, claudialucia, Séverine, Maggie, Sev, Azilis.

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