mercredi 27 juin 2012

Un bonheur insoutenable d'Ira Levin/ La nuit des enfants rois de Bernard Lenteric



Un bonheur insoutenable  d'Ira Levin

Vous l'avez remarqué ou non? Je ne suis pas très courageuse en ce moment ni pour écrire, ni pour venir vous voir! J'ai pourtant de nombreux livres, des spectacles et des expositions à commenter.  Alors, je vais essayer de faire un effort en commençant par un court billet sur deux livres voyageurs que  Jeneen m'a envoyés.

Un bonheur insoutenable est un roman de fiction qui montre le Futur d'un monde qui paraît bien être le nôtre où une forme autocratique de gouvernement maintient les habitants sous domination, les empêchant de vivre comme des êtres humains, les privant sans qu'ils le sachent de leur liberté. Une dystopie, en quelque sorte

Définition de Wikipédia
Une dystopie — ou contre-utopie — est un récit de fiction peignant une société imaginaire organisée de telle façon qu'elle empêche ses membres d'atteindre le bonheur et contre l'avènement de laquelle l'auteur entend mettre en garde le lecteur. La dystopie s'oppose à l'utopie : au lieu de présenter un monde parfait, la dystopie en propose un des pires qui soient. La différence entre dystopie et utopie tient moins au contenu (car, après examen, nombre d'utopies positives peuvent se révéler effrayantes) qu'à la forme littéraire et à l'intention de son auteur.)

Dans ce monde, les hommes sont gouvernés par un ordinateur géant UniOrd qui surveille non seulement leurs déplacements mais aussi leurs pensées, qui leur administre des calmants à la moindre angoisse  pour les rendre dociles et qui programme leur avenir sans qu'ils aient seulement l'idée de pouvoir choisir. Ils tous les mêmes prénoms,  au nombre de trois suivis d'un numéro. Rien ne les différencie les uns des autres sauf quelques "anormaux" comme LI RM35M4419 qui a les yeux vairons. Et pourtant, malgré cela, il existe des "incurables" qui  résistent et cherchent à s'enfuir sur des îles qui ne sont pas sous la domination d'UniOrd. LI que son grand père a nommé Copeau est de ceux-là! le vieil homme est peu bizarre, pas encore bien programmé comme tous les ancêtres. C'est lui qui a aidé  a construire l'ordinateur et il révèle certains secrets à Copeau...
Vous allez me dire que le récit, écrit en 1970, n'est pas nouveau après Le Meilleur des Mondes d'Aldous Huxley, le 1984 de George Orwell, le Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, la Planète des singes de Pierre Boulle.... Et pourtant, il est traité de manière originale. Il parle de la liberté humaine, bien sûr, mais pas seulement dans un monde comme celui d'UniOrd. Quand Copeau choisit "la liberté" il trouve une société où les ouvriers, au bas de l'échelle, font les travaux les plus durs pour des salaires de misère qui assurent à peine leur survie.  Il pose aussi un autre problème bien d'actualité. Qu'advient-il d'un peuple soumis à la dictature pendant de longues années? La démocratie va-t-elle de soi? Un autre dictature ne risque-t-elle pas de remplacer la précédente?
Un bon livre que j'ai lu avec plaisir.


La nuit des enfants rois de Bernard Lenteric

La nuit des enfants rois est un thriller fantastique qui se passe aux Etats-Unis et en particulier à New York. Jimbo Farrar est scientifique surdoué qui a inventé un ordinateur d'une puissance et d'une complexité énormes qui lui permet de découvrir, à travers le pays, des enfants d'une intelligence prodigieuse. Lorsque ceux-ci deviennent adolescents, fasciné par leur génie, il les fait venir à New York avec  d'autres surdoués pour suivre des cours dans une école réservée à des individus hors du commun. Les sept qui se reconnaissent entre eux décident de se donner rendez-vous dans Central Park la nuit. Là, ils sont sauvagement agressés et violés. Désormais, animés par la haine, ils vont mettre leurs dons exceptionnels au service du Mal. Jimbo Farrar parviendra-t-il à les contrôler ou est-il au contraire un de leurs complices?

Le récit est  très bien mené et les agissements des enfants sont d'une surprenante intelligence; le suspense très habile nous maintient dans l'incertitude presque jusqu'au bout. Un roman à lire si vous aimez avoir peur! .

Merci Jeeneen!

12 commentaires:

  1. J'ai lu La nuit des enfants rois il y a très très longtemps, mais il a du me marquer, car j'en ai retenu certains détails dont je me souviens encore (moi qui oublie toujours la fin des livres, je me rappelle même de qui est le "traître", dans cette histoire...)
    Et c'est vrai qu'il est flippant !!

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  2. Voila un billet qui me renvoie plus de trente ans en arrière. Tu sais que je suis une grande lectrice de science-fiction (et de fantasy).
    J'ai donc lu les deux romans d'anticipation dont tu parles. Mais comme pour tous les autres romans que j'ai lus à cette époque, j'ai un peu oublié (voire beaucoup oublié) leur contenu. Cependant je me revois lire La Nuit des Enfants Rois debout dans un bus pendant toute la durée du trajet, te dire si j'étais prise par le suspense ! il faudrait que je le relise.
    Actuellement, je lis Danse, danse, danse de Murakami, mais je lis à TPV (très petite vitesse) vu que depuis quelques années je ne lis plus que le soir avant de m'endormir, tout au plus une demi-heure.
    À propos de Murakami, je viens de voir que le premier tome de 1Q84 va sortir en 10|18 début Septembre, je vais marquer ça dans mon agenda pour ne pas l'oublier :)

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  3. Le premier est dans ma PAL depuis plu de 10 ans, au moins...

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  4. D'où vous vient cette panne d'énergie? Est-ce le mauvais temps qui semble sévir en France depuis un certain temps?

    Je ne connais pas les deux ouvrages dont vous parlez, car, contrairement à Tilia, je ne suis pas très portée sur la science-fiction... Mes lectures estivales m'orienteront plutôt vers l'histoire de l'art, et je ferai ample provision d'heures de lecture, car la rentrée, avec l'obligation de coincer onze semaines de cours en six, ne me laissera pas beaucoup de répit!

    Portez-vous bien!

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  5. jolis petits billets, très représentatifs de ces deux romans.
    j'ai lu le second adolescente et je m'en souviens encore, c'est dire !
    contente qu'il t'aient fait passer de bons moments.
    biz

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  6. Ingammic : Pour t'en souvenir si longtemps après, tu avais dû avoir une belle peur!

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  7. 0 Tilia : Bravo aux livres qui permettent d'oublier l'inconfort et la fatigue! Murakami, chaque fois que l'on me parle de lui, je me dis qu'il faut que je lise d'autres livres de lui. J'ai lu Kafka sur la plage qui m'a beaucoup plu! Moi aussi je lis la nuit mais longtemps!

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  8. @ Keisha : Affreux ces vieux livres dans les PAL qui semblent vous faire des reproches!

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  9. @ Marie Josée : Panne d'énergie? un peu de fatigue certes, mais la faute n'est sûrement pas due au mauvais temps. Au contraire dans le sud de la France, à Avignon, il fait un temps splendide et très chaud! On a envie de piscine, de voyages... et puis je m'occupe de ma petite fille de temps en temps!

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  10. @ jeneen : merci à toi et je te les renvoie bientôt! Tu as eu mon mail?

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  11. Lu aussi " La nuit des enfants rois " il y a longtemps, longtemps... pas vraiment peur, plutôt un malaise.
    ( et là, je lirai bien des billets sur des expos ;-)C'est vrai qu'ils sont long à rédiger parfois, je m'y motive aussi depuis quelques temps )

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  12. "La nuit des enfants nuits" est un de mes bests de lectures adolescentes... Je l'ai lu quand j'avais quinze ans (il me semble) et il m'avait vraiment bouleversée... Je m'étais vraiment mise dans la peau de ces ados rebelles et différents !! Un grand souvenir... Je me le relirais bien mais j'ai peur de gacher le souvenir que j'en ai (je n'ai plus le même âge :0)

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