dimanche 21 octobre 2012

Un livre / Un film : Marc Dugain La chambre des officiers


Réponse à l'énigme 44





Réponse à l'énigme n° 44
 Bravo à  Aifelle, Dasola, Eeeguab, Gwen, Keisha, Margolette, Pierrot Bâton

Le livre : la chambres des officiers de Marc Dugain

Le film  : la chambre des officiers de Dupeyron
Ceux qui ont trouvé :
Bravo à tous et merci!



Dans "La chambre des Officiers" Marc Dugain aborde la guerre de 1914  par une approche bien particulière, celle des "gueules cassées", de tous ces soldats qui n'ont pas perdu la vie, certes, mais qui ont souffert dans leur chair et ont été irrémédiablement mutilés et privés d'une vie normale.

Adrien Fournier, qui est ingénieur, est mobilisé dans le Génie et il est un des premiers blessé de la guerre alors que celle-ci débute à peine. Son visage est déchiqueté d'une atroce manière. Commence alors pour lui et pendant cinq années, comme pour tous ceux qui sont dans son cas, une horrible descente au enfers. Il se retrouve désormais sans nez et sans bouche :  souffrance physique intolérable, opérations successives, greffes osseuses qui se soldent  souvent par un échec, désespoir… Avant son départ il avait eu une brève liaison avec Clémence à laquelle il continue à rêver mais qui est désormais perdue pour lui.

Marc Dugain nous fait pénétrer dans le quotidien de ces grands blessés et nous touche en nous faisant partager les épreuves de ces hommes, Adrien et ses amis,  pour lesquels nous ressentons beaucoup d'empathie. Dans la chambre des officiers où  vit Adrien, une grande solidarité se met en place malgré laquelle des gestes de désespoir conduisent parfois au suicide.  Pourtant des amitiés indéfectibles vont se nouer, qui aident à vivre.  Si nous sommes d'abord frappés d'horreur par ce qu'il y a de monstrueux dans la mutilation de ces hommes, si nous éprouvons aussi compassion et pitié, nous découvrons peu à peu un autre sentiment qui doit être de l'admiration. Car la souffrance révèle les caractères et certains d'entre eux, malgré les périodes d'abattement et de découragement, réagissent avec courage, dignité et même parfois humour.  La chambre des officiers est donc en même temps qu'un réquisitoire contre la guerre, une formidable leçon d'espoir. 

Le roman qui débute en 14 ne s'achève qu'après la fin de la guerre de 40, avec la mort de Penanster, un des compagnons d'infortune d'Adrien.
- Qu'est-ce qu'on va faire maintenant? demande Adrien à son ami Weil après l'enterrement de Pennanster,  en regardant les jeunes gens tristes et éteints qui assistent  avec eux à la cérémonie.
Il eut un long silence avant de répondre :
- On va leur apprendre la gaieté.

Un bon roman, bien écrit, efficace sur un sujet qui ne peut que nous toucher.

Le film relate fidèlement le roman même s'il est plus court et s'achève après la guerre de 14-18 lorsqu'Adrien rencontre dans la rue une jeune fille qui lui redonne espoir en lui disant qu'il n'est pas un monstre. Nous savons d'après le roman qu'elle deviendra sa femme. Très belle scène finale qui n'existe pas dans le livre. Il y a aussi des modifications par rapport à la rencontre finale avec Clémence. J'ai cependant préféré le roman dont les descriptions permettent mieux d'imaginer les souffrances et la gravité des blessures que lefilm où l'horreur est forcément édulcorée. De plus, le film cède à un certain pathos   - surtout exprimé par une bande sonore annonçant d'une manière trop appuyée les évènements tragiques-  alors que le livre reste sobre.




12 commentaires:

  1. Je veux lire le roman, et sans doute passerai sur le film...

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  2. un excellent souvenir, j'ai aimé le tout : le livre de Dugain qui est d'ailleurs celui qui l'a fait connaitre et le film qui même s'il n'est pas parfait garde une bonne partie de l'émotion du livre

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  3. Le livre est superbe, marc dugain écrit de tres bons romans, j aime la plupart de ses romans. Mais j avoue avoir aimé le film aussi...exvusr j ai loupé l énigme, peur des représailles...! Biz

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  4. @ keisha : le film est visible aussi mais je préfère le roman.

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  5. @ dominique : oui, tu résumes bien ma pensée.

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  6. @ jeneen : Loupé l'énigme! Peur de représailles? Tu le mériterais bien! Mais n'as-tu pas dit que notre surineur était trop sage! Sinon, il aurait déjà lancé le contrat!

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  7. pas joué, j'étais sur les routes mouillées 900km sous la pluie! et pas d'ADSL à l'arrivée!
    Mais pas de regret je n'ai ni lu le roman ni vu le film

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  8. @ Miriam : 900 km sous la pluie! mais où pouvais-tu être!

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  9. en Normandie/pays de Loire :Creteil/ Angers, Alençon, en boucle avec des détours obligés

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  10. dans le livre de quel blessure souffre adrien ?

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  11. Vous trouverez la réponse dans mon billet.

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