jeudi 20 juillet 2017

Festival OFF d'Avignon : Lysistrata d'Aristophane



Depuis que j’ai lu Lysistrata au cours d’une lecture commune, j’avais envie de voir cette pièce qui est un beau plaidoyer contre la guerre et pour une vraie démocratie et aussi un texte féministe avant la lettre. Voilà ce que j’en écrivais à l’époque :

La comédie d'Aristophane, Lysistrata, est jouée en 411 av. JC, dix-huit mois après la défaite des Grecs en Sicile. Athènes se relève mal de cette déroute, affaiblie par les pertes en hommes. D'autre part la guerre du Péloponnèse qui oppose Athènes à Sparte avec de brèves trêves dure depuis 431. (Elle ne finira qu'en 404 avec la victoire de Sparte)
Aristophane écrit cette pièce pour dénoncer les horreurs de cette guerre fratricide et dire le bienfaits de la paix. Il imagine que ce sont les femmes qui vont intervenir pour contraindre leurs époux à conclure la paix puisque ceux-ci sont incapables d'être raisonnables.
Lysistrata*, une jeune athénienne prend la tête de ce mouvement en donnant rendez-vous à ses amies au pied de l'Acropole. Elle a un plan qu'elle va soumettre à l'assemblée :  pour convaincre les hommes de mettre fin à la guerre, les femmes doivent faire la grève du sexe en se refusant à leur mari tant  que ceux-ci n'auront pas signé la paix. Elles se barricadent ensuite sur l'Acropole où est déposé le trésor d'état et refusent que celui-ci soit utilisé pour la guerre. Elles prennent ainsi le pouvoir et décident de gérer le budget de la ville comme elles le font pour celui de la maison. Evidemment, les épouses de toutes les régions de la Grèce feront de même.
Voir la suite  ICI

La jeune compagnie qui interprète la pièce dégage une belle énergie, courses effrénées, fureur, cris et tremblements, participation (involontaire) des spectateurs. On peut dire que l’ensemble est enlevé et que les comédiens n’épargnent pas leur souffle ! Le spectacle est tiré vers la farce et provoque le rire des spectateurs.
 Il manque, cependant la dimension politique de la pièce - en particulier la réflexion sur la démocratie, sur la corruption des hommes politiques, sur l’égalité de tous les citoyens étrangers ou non, sur la nécessité de travailler pour le bien commun…  Ce qui fait d’Aristophane un auteur universel. A travers les siècles, il nous donne une belle définition de la démocratie que nous n’avons pas encore atteinte aujourd’hui !  Et comme ce sont les femmes qui développent cette conception, on peut voir combien il est en avance sur son temps !
Cet aspect de la pièce m’a paru juste amorcé et le texte semble ne pas être intégral et avoir subi des coupures. Les acteurs sont sympathiques et l’on passe un agréable moment en leur compagnie.


Lysistrata théâtre Atelier 44
à 16h50 : du 7 au 30 juillet

Compagnie La STRADA 

Metteur en Scène : Olivier Courbier

 Interprète(s) : Félicien Courbier, Léonard Courbier, Sidonie Gaumy, Lucile Marmignon, Aylal Saint-Cloment, Noémie Zard 

 

 

8 commentaires:

  1. Ah mais je l'ai vue pas loin de chez moi! Et comme je ne connaissais pas la pièce d'origine, je ne peux rien dire. Evidemment il a dû y avoir des coupes.Mais c'était déjanté et j'ai bien ri.
    "Une pièce d'Aristophane et une conversation avec des femmes indiennes. « Lysistrata ou la grève du sexe », tel est le titre de la pièce d'Aristophane (411 avant JC) réécrite par Olivier Courbier que propose samedi 18 mars à 20 h 30, et dimanche 19 mars à 15 h, à la salle des fêtes, l'association Soutien aux femmes indiennes (Safi). « C'est une pièce déjantée, dynamique et pourtant très actuelle… », promet Annie Coquard, la présidente de Safi, qui confirme que le but de son association est de faire mieux connaître la vie quotidienne des femmes en Inde et de récolter les fonds qui les aideront dans leur formation, éducation des enfants et autonomie…
    Chaque représentation sera suivie d'une conversation avec le metteur en scène et les comédiens.
    Tarifs : 10 et 6 euros."

    RépondreSupprimer
  2. Une pièce pour soutenir les femmes indiennes, pourquoi pas ? "Lysistrata" est de tous les temps.
    Oui, Keisha, les comédiens sont "déjantés" et nous font rire. Je suis d'accord mais "Lysistata" est plus que cela. J'aurais aimé plus de profondeur sous la farce.

    RépondreSupprimer
  3. Il me reste donc à emprunter à la bibli la pièce complète;..

    RépondreSupprimer
  4. Je garde un bon souvenir de la pièce. J'aurai bien aimé voir cette pièce tout de même !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Moi aussi j'apprécie cette pièce. Oui, tu peux aller la voir, c'est un spectacle enlevé où l'on rit beaucoup.

      Supprimer
  5. Il me semble avoir lu l'histoire de Lysistrata racontée par un contemporain, mais par qui donc ? Un beau sujet.

    RépondreSupprimer
  6. Un beau sujet,en effet ! Dernièrement en Afrique, les femmes ont fait la grève du sexe pour obtenir que leur mari creuse un puits ! Il paraît que l'anecdote est authentique .

    RépondreSupprimer

Merci pour votre visite. Votre message apparaîtra après validation.