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dimanche 1 mars 2026

Ulf Kvensler : Sarek / Karine Engberg : L’île de Bornholm

  

 La randonnée annuelle en montagne d’Anna, de son mari Henrik et de leur amie de longue date, Milena, semble compromise cette année.
Henrik en congé traîne sans énergie dans l’appartement, dans une méforme totale, Anna a trop de travail et doit repousser leur départ au mois de septembre mais quand, en plus, Milena leur demande d’accepter son nouveau petit ami, Jakob, dans le groupe, rien ne va plus ! Partir avec un inconnu en montagne où chaque membre de l’équipe se doit d'être solidaire, c’est délicat. Pourtant comment refuser ? 
La randonnée s’annonce mal et ceci d’autant plus que Anna et bientôt Henrik ont de sérieux doutes sur Jakob qui semble mentir et être peu fiable. De plus sa conduite envers Milena est peu sympathique. Pourtant, quand il leur propose de changer de destination et de partir dans le Sarek, ils finissent par accepter.
Le Sarek, le plus vaste parc national de la Suède du Nord, en Laponie, avec des espaces complètement déserts, de hauts pics, des glaciers, des rivières à franchir, n’est pas une montagne de tout repos et il faut de solides compétences pour l’aborder. La neige y tombe dès le mois de septembre et c’est le domaine des ours. Le défi est de taille et semble bien vite virer à la catastrophe.

Dès le début du roman, Anna est retrouvée en état d’hypothermie, à peine consciente, avec des marques de strangulation, le bras droit cassé. Les autres personnages n’ont pas été retrouvés, semble-t-il. Est-elle la seule survivante ? Que s’est-il passé ?
Les détails de la dramatique excursion sont racontés peu à peu par Anna sur son lit d’hôpital à l’inspecteur Anders Suhonen. C’est par son récit, au cours de l’enquête policière, que nous découvrirons ce qui s’est passé. Un autre point de vue viendra ensuite compléter le récit.

Le côté suspense a bien fonctionné pour moi et c’est avec plaisir que j’ai suivi cette histoire inquiétante où les ressorts psychologiques jouent un rôle important. Le suspense dure longtemps et si j’ai compris le noeud de l’intrigue un peu avant la fin, j’ai été tenue en haleine tout au long de ma lecture. Ce que j’ai aimé aussi dans le roman, c’est la description de ces lieux sauvages, d’une beauté grandiose mais inhospitalière, la difficulté de la marche sur les glaciers, au-dessus de précipices vertigineux, ou dans les eaux de torrents tumultueux !



Keisha n’a pas été enthousiaste :  Voir Ici 

 

Karine Engberg :  L’île de Bornholm

 


Ca commence… mal ! Si je puis dire  ! Par la découverte d’un demi-corps scié dans le sens de la longueur, enfermé dans une valise découverte dans un parc public où jouent les enfants. Et comme on cumule les horreurs, ajoutons un corps scié quand le pauvre malheureux était encore vivant (sinon, où serait l’intérêt ?)  ! On découvrira l’autre demi-corps plus tard et comme 1/2+1/2   = 1 , voilà on y est, on a la victime entière ! (C’est mathématiques ! ). Avant de retrouver le corps entier, les policiers ont bien du mal à  identifier le cadavre !

Je dois le dire, j’en ai un peu assez des écrivains de polars qui surenchérissent dans l’horreur pour susciter l’intérêt de lecteurs pensant ainsi réveiller l’intérêt de lecteurs blasés et morbides ! Personnellement ce ne sont pas les détails sordides qui m’intéressent mais la psychologie des personnages, l’analyse sociale, la description d’un lieu, d’une région, de ses coutumes, et éventuellement le suspense, le mystère, qui peut naître de la situation.

Heureusement on peut s’intéresser à certains personnages : aux enquêteurs, Jeppe Korner a pris un congé d’un an de la police; Il est maintenant bûcheron et coupe des arbres sur l’île Bornholm dans la Baltique. Un dur métier !  On comprend qu’un divorce est à l’origine de sa retraite. Mais comme il s’agit du quatrième livre qui met en scène l’inspecteur et sa collègue Anette Werner, on n’en sait pas beaucoup plus et on reste un peu sur sa faim. J’aurais peut-être dû commencer par le premier.

Anette Werner, toujours en fonction à Copenhague va être chargée de l’enquête qui l’amène justement dans l’île où travaille Jeppe Korner. De là, à lui demander un coup de main, il n’y a qu’un pas, vite franchi, et cela va l’amener à se mettre en danger. Il y aussi Esther, une vieille amie de Jeppe qui vient dans l’île pour travailler sur la biographie de l’ethnologue décédée Margrethe Dybris. Les lettres de cette femme nous renseigne sur le passé des habitants et la vie dans l’île et contribuent aussi à nourrir l’enquête. C’est ce qui m’a le plus intéressée dans le roman avant de me retrouver à nouveau devant la scie circulaire pour risquer une nouvelle découpe... dans le sens de la longueur (bien sûr !). 

 


 


case : Scandinavie  Polar Suédois et danois

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