J’ai lu L’île aux trente cercueils afin de répondre au thème de l’île initié par Cléanthe pour le challenge Escapades en Europe. Mais j’ai finalement choisi un autre titre L'Arche de la tempête (Ici) et je ne présente ce livre de Maurice Leblanc qu’aujourd’hui. Il s’agit d’un polar fantastique mais tous les évènements trouveront une explication rationnelle grâce à Arsène Lupin qui n’intervient que dans la dernière partie.
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| Sarek ou Sark |
Le récit se déroule dans une île fictive Sarek située au large de l’archipel des Glénan qui évoque l’île anglo-normande de Sercq (ou sark en anglais). Elle est entourée de trente dangereux écueils que les insulaires nomment les trente cercueils. Il y est aussi question d’une mystérieuse pierre magique aux grands pouvoirs, La Pierre-Dieu. Une légende dit que trente victimes correspondant aux trente écueils doivent périr dont quatre femmes qui seront crucifiées. Parmi elles, notre héroïne Véronique d’Hergemont est la victime toute désignée.
Véronique d’Hergemont a perdu son fils et son père il y a quatorze ans. Son mari, le monstrueux Vorski, symbole du Mal, est mort lui aussi. Lorsqu’elle apprend que son fils et son père sont toujours vivants et vivent sur l’île de Sarek, Véronique entreprend un voyage qui se révèlera semé de dangers et terrifiant. Elle vivra d’horribles aventures qui la conduiront inexorablement à la crucifixion. Mais…
Le roman est construit sur un curieux contraste : Une partie où règne le fantastique avec un crescendo dans l’horreur censé provoquer la peur chez le lecteur puis, avec l’arrivée d’Arsène Lupin, une suite qui se veut nettement comique !
Le problème c’est que ce récit tarabiscoté ne m’a pas fait frissonner une seule seconde (trop, c'est trop!). De plus, l’humour (lourd) d’Arsène Lupin m’a agacée. Bref, je suis restée imperméable à toutes les tonalités du récit. Je me suis demandée si les livres de Maurice Leblanc avaient vieilli ( à moins que ce ne soit moi... forcément !) car c’est un auteur que j’aimais bien quand j’étais jeune sans être particulièrement "accro" !
Je me suis donc intéressée à l’auteur que je pensais être né au XX siècle. Wikipedia m’apprend qu’il est né à Rouen en 1864 et adolescent a connu Gustave Flaubert et Guy de Maupassant. Il crée Arsène Lupin, gentleman-cambioleur, au début des années 1900. Le récit de L’île aux Trente cercueils se situe en 1917 et est publié en 1919. Finalement, Maurice Leblanc aura connu trois conflits franco-allemands : En 1970, il est envoyé en Ecosse par son père pour le soustraire à la guerre, puis 1914-1918, et en 1940, il fuit l'occupation allemande et se réfugie à Perpignan. C'est là qu'il meurt en 1941. Je comprends mieux pourquoi Vorsky qui personnifie le mal dans toute son horreur est « un germain, ce peuple semi-barbare », « un Boche » et même « un super-Boche » !




(1870)
RépondreSupprimerComme toi, j'ai beaucoup lu ce romancier, mais là maintenant j'ignore si ça passerait aussi bien!
Difficile de se faire une idée avec la relecture d'un seul roman. Pourtant quand j'ai relu L'Arche de la Tempête d'Elizabeth Goudge que j'ai présenté pour l'île de Guernesey, j'ai été agréablement surprise par la qualité du style et des descriptions de l'île.
SupprimerJe ne sais pas pour toi, mais Leblanc a incontestablement vieilli. J'avais gardé un bon souvenir de ma lecture, avec ce début assez effrayant, malgré une germanophobie assez lourde, et mon billet me confirme dans ce souvenir.
RépondreSupprimerC'était la première fois que je lisais ce livre. Il ne m'a pas du tout effrayée ! La germanophobie -étant donné que c'est écrit pendant la guerre de 14-18 - on peut la comprendre !
SupprimerPas relu un Lupin depuis des lustres...
RépondreSupprimerMoi aussi ! A part celui-ci que je découvre.
SupprimerÇa a peut-être un peu vieilli malgré une couverture qui a été remise au goût du jour.^^ Violette l'avait chroniqué aussi l'année dernière, et c'est l'impression que ça m'avait donné déjà. Merci en tout cas pour cette participation.:)
RépondreSupprimerCa y est je me suis mise à Book trip en mer et je compte bien naviguer cet été !
SupprimerJe crois bien que je ne l'ai pas lu. L'aiguille creuse, oui, mais je ne m'en souvent guère. Je vois que tu n'as pas été convaincue par les différentes tonalités du roman. Pour autant, cela ne me dissuade pas de le lire u moins par curiosité.
RépondreSupprimerMoi aussi je me souviens de L'aiguille creuse ! Il me semble qu'il était bon ce polar !
SupprimerComme toi, je garde un excellent souvenir de mes lectures adolescentes de Maurice Leblanc. J'ai relu L'aiguille creuse il y a une petite dizaine d'années, avec un plaisir intact. Peut-être ce titre n'est-il pas son meilleur...
RépondreSupprimerC'est aussi ce que je me suis dit !
Supprimerj'ai gardé un souvenir ébloui d'une journée passée à Serq l'an passé . Cela me donne très envie de lire ce livre
RépondreSupprimerC'est dit-on une île fictive. Je suis curieuse de savoir ce que tu en as pensé !
SupprimerLu et relu (mais, à la réflexion, ça fait quelques décennies depuis la dernière fois!).
RépondreSupprimerLe combat des gladiateurs masqués sous les yeux de maman, brrrrr...
Ce titre entremêle en tout cas plusieurs des "sous-cycles" de Leblanc: celui des grandes énigmes de la couronne de France, et celui des sous-marins... Il ressort aussi de ceux dont, au départ, AL n'est pas le principal personnage, mais apparait comme deus ex machina.
Comme pour Sherlock Holmes, il y a aujourd'hui nombre de titres de "continuateurs" disponibles en-dehors du "canon" officiel.
(s) ta d loi du cine, "squatter" chez dasola