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| William Barnes Wollen : Soudan bataille d'Ondurman (1898) |
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| Nabisme : Sérusier, Eve bretonne ou la Mélancolie |
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| Paul Gauguin |
| *Fatehpur Sikri, ville du nord de l’Inde abandonnée en 1605 (source) |
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| William Barnes Wollen : Soudan bataille d'Ondurman (1898) |
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| Nabisme : Sérusier, Eve bretonne ou la Mélancolie |
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| Paul Gauguin |
| *Fatehpur Sikri, ville du nord de l’Inde abandonnée en 1605 (source) |
Claudialucia est le pseudonyme que nous avions choisi, ma fille et moi, pour écrire sur notre séjour en Italie et plus particulièrement en Ombrie. Le voyage n'est plus qu'un beau souvenir mais le pseudo est resté!
Claudialucia est le pseudonyme que nous avions choisi, ma fille et moi, pour écrire sur notre séjour en Italie et plus particulièrement en Ombrie. Le voyage n'est plus qu'un beau souvenir mais le pseudo est resté!
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| Gunvor Hofmo en 1949 |
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| Ruth Maïer, l'amie de Gunvor Hofmo |
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| Emil Nolde : ciel étoilé |
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| Gustaf Fjaestad : Arbres gelés au crépuscule |
Claudialucia est le pseudonyme que nous avions choisi, ma fille et moi, pour écrire sur notre séjour en Italie et plus particulièrement en Ombrie. Le voyage n'est plus qu'un beau souvenir mais le pseudo est resté!
Dans son roman Les gardiens du Phare, Emma Stonex s’appuie sur un fait divers réel qui est toujours demeuré un mystère.
En 1895, sur les îles Flannan, au large de l’Ecosse, au coeur de l’archipel des Hébrides, la construction d’un phare dans cette zone pleine de récifs, réputée dangereuse, commence. C’est en décembre 1899 que le phare d’Eilean Mor, qui se dresse sur un rocher inhospitalier, inhabité, battu par les vagues et le vent, s’illumine pour la première fois
Pour assurer sa maintenance, il faut quatre hommes, dont trois doivent rester en permanence sur l’île, le quatrième partant en congé sur la terre ferme toutes les six semaines. En Décembre 1900, un capitaine de navire signale que le phare est resté éteint. Quand on envoie des secours, les trois gardiens restés sur place, James Ducat, Thomas Marshall et Donald MacArthur, ont disparu sans laisser de traces.
L’enquête a conclu que les gardiens avaient dû s’approcher trop près du bord pour sécuriser une grue et avaient été emportés par une vague géante. Mais cette conclusion est restée à l’état d’hypothèse n’ayant jamais pu être confirmée.
| Les trois gardiens disparus d'Eilean Mor |
C’est cette histoire que raconte Emma Stonex dans Les gardiens du phare en la transposant en 1972 et en situant le phare sur les îles Maidens, au nord de l’Irlande.
Les trois hommes, Arthur Black, le gardien-chef de la Maiden, Bill Walker son second et Vince dont c’est le premier poste - et à qui l’on essaiera de faire porter le chapeau parce qu’il a fait de la prison - disparaissent. La société des phares cherchent rapidement à clore l’enquête, refusant de creuser plus avant, de crainte de détruire la bonne réputation de la Société, plutôt paternaliste, qui exige la fidélité et la bonne conduite de ses employés dont elle veut donner une image héroïque et qui prend soin de leur famille en retour.
| L'île Flannan : Eilenn Mor |
C’est l’occasion pour l’écrivaine de présenter la vie dans le phare et la dureté du métier de gardien qui exige des nerfs solides, une bonne santé mentale et une entente entre les trois personnes qui sont obligés de vivre ensemble de jour comme de nuit. Si l’une de ces conditions n'est pas réunie, les agacements deviennent vite antipathies, les tensions naissent, les risques d’affrontement s’exacerbent. La journée est rythmée par les travaux d’entretien du phare et de l’optique de la lanterne, les nuits exigent des quarts de veille pour assurer le bon fonctionnement de la lumière. Il faut imaginer la monotonie de la nourriture et des occupations, la solitude qui ébranle le moral, la séparation d’avec la famille, les tempêtes, effrayantes, avec des vagues gigantesques qui se brisent sur le phare dans un vacarme incessant, la responsabilité des vies humaines qui pèse sur les gardiens s’il y a un dysfonctionnement.
Dans le roman, Emma Stonex imagine que vingt ans après, un journaliste décide d’écrire sur cette histoire et demande à rencontrer les femmes des disparus, Helen, Jenny et Michelle. Car ce qui intéresse aussi l'écrivaine, c’est de donner une explication à ces disparitions ou tout au moins d’avancer une autre hypothèse que celle retenue officiellement. Les femmes parlent, en effet, et se dessinent des secrets de couple, des mésententes, des jalousies, des non-dits… Une analyse psychologique assez fine qui fait apparaître les caractères et les sentiments de chacun, sous laquelle, en filigane, se dessine une réponse au mystère et à la tragédie ! Un roman intéressant !
Tout seul
Je vous signale la magnifique BD intitulée Tout Seul de Christophe Chabouté sur les gardiens de phare.
Voilà ce que j'en écrivais : "Tout seul, bande dessinée de Chabouté, est un petit bijou d'émotion, de poésie, de beauté, de tendresse, d'espoir. .. Si vous n'avez pas encore lu cette BD, faites-le vite ! Et si vous ne deviez en lire qu'une dans votre vie, que ce soit celle-là!
Cet album est presque sans paroles, les personnages qui y vivent sont soit des marins taciturnes, soit un solitaire, séparé de la civilisation, prisonnier volontaire dans un phare en pleine mer. Le dessin en noir et blanc, jouant sur le lumières de la nuit et du jour, prend alors toute son importance, c'est lui qui raconte tout ce qui n'est pas dit, c'est pourquoi il faut être attentif aux moindres détails, et il est fantastique. Les variations des points de vue nous permet une approche toujours renouvelée de l'histoire. Nous sommes oiseaux et nous nous laissons porter par le vent pour nous poser sur la lanterne du phare, poisson dans un bocal nous contemplons la solitude d'un autre être, solitude qui n'a d'égale que la nôtre, marin, nous essayons de percer le mystère du phare.. A cela s'ajoutent les variations des cadrages, d'un gros plan qui éveille en nous la curiosité à un plan d'ensemble qui nous révèle la réalité… Le dessinateur joue ainsi sur le mystère, éveille notre imagination. Chabouté suggère aussi le mouvement par le procédé cinématographique d'un plan fixe qui permet de voir s'éloigner le bateau ou au contraire de le voir se rapprocher, venant droit sur nous, pour créer l'impression de durée dans le temps. Car l'histoire a un rythme, celui de la lenteur, de l'égalité des jours qui se traînent et se ressemblent, sauf quand survient un évènement, quand il y a irruption de la vie dans le quotidien." VOIR la suite ICI
Le gardien du feu
J'ai aimé aussi : Le gardien du Feu de l'écrivain breton Antoine Le Braz
"Je vous l'ai dit à propos du roman de Rachilde La Tour d'amour, les phares bretons inspirent aux écrivains des romans sombres et tourmentés tout comme le sont les personnages qui y vivent! Dans Le gardien du Feu d'Anatole Le Braz, c'est le phare de Gorlébella en plein Raz qui sert de décor pour cette histoire d'amour et de jalousie proche de la folie." Voir Ici
J'ai moins aimé Les disparus du phare de Peter May mais lisez le premier volet de la trilogie L'île des chasseurs d'oiseaux !
"Peter May, je l’ai découvert avec sa trilogie écossaise qui se situe dans l'archipel des Hébrides, dans l’île Lewis, et c’est de loin L’île des chasseurs d’oiseaux, le premier, qui demeure mon préféré. Il offre des pages d’une force étonnante qui raconte le quotidien des hommes de cette île et décrit leur mentalité ancrée dans le passé, si loin de la civilisation urbaine actuelle.
Avec Les disparus du Phare, Peter May retourne dans les Hébrides, plus précisément dans les îles Flannan à une vingtaine de kilomètres de l’île Lewis. L’auteur s’empare d’un fait divers réel, survenu en 1900 : la disparition jamais élucidée des trois gardiens du phare d’Eilean Mor." Voir Ici
Tadloidu ciné chez Dasola conseille aussi les titres suivants et Je lis Je blogue une BD. Merci à eux ! Je ne les ai pas encore lus mais cela me donne envie de les découvrir.
Robert Louis Stevenson : Journal de la construction d'un phare
Au large de l’Écosse, en mer du Nord, à la croisée de plusieurs routes
maritimes, se trouve un récif meurtrier, où les navires s’abîment par
dizaines. En 1807, un homme décide de mettre fin à cette malédiction.
Ingénieur pour la Compagnie des Phares du Nord, Robert Stevenson se
lance dans une entreprise périlleuse : ériger un phare sur un récif
immergé vingt heures par jour. Trois années durant, dans des conditions
chaotiques, il coordonne le chantier de Bell Rock. Animés par la volonté
de rendre la mer plus sûre, ses hommes et lui luttent contre vents et
marées pour mener à bien ce projet ambitieux.
En racontant
l’histoire de sa famille et en publiant les carnets de son grand-père,
Robert Louis Stevenson rend non seulement hommage à la dynastie de
pionniers et de bâtisseurs dont il est issu, mais il révèle aussi au
public une formidable aventure collective. (quatrième de couverture)
Jules Verne : Le Phare du bout du monde
L’île des États : un îlot désertique au large de la Terre de Feu, à plusieurs dizaines de milles de tout espace civilisé. Les autorités argentines viennent d’y inaugurer un phare, pour permettre aux navires de franchir le cap Horn par une route plus rapide et plus sûre. Trois gardiens de phare sont déposés sur l’îlot pour y séjourner, seuls, durant les trois mois de l’hiver austral. Seuls ?... (quatrième de couverture)
Emmanuel Lepage : Ar -Men BD
Au large de l’île de Sein, à la pointe Finistère, Ar-Men émerge des
flots. Construit en 1867, on surnomme ce phare mythique «L’enfer des
enfers». Sa lumière veille les navires, et les protège des récifs
menaçants. Les hommes se sont succédés pour l’entretenir, sentinelles
d'une côte déchiquetée que les marins redoutent. Germain, dans les
années 1960, est l’un de ces gardiens téméraires et solitaires. Dans
l'édifice isolé, contre vents et marées, il a trouvé son exacte place,
emportant là ses blessures et son abandon d’une vie sur terre, avec les
autres hommes. ( quatrième de couverture ) Editions Futuropolis
Claudialucia est le pseudonyme que nous avions choisi, ma fille et moi, pour écrire sur notre séjour en Italie et plus particulièrement en Ombrie. Le voyage n'est plus qu'un beau souvenir mais le pseudo est resté!
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| Fiodor Dostoievsky : Tombe du cimetière à Saint Pétersbourg |
Claudialucia est le pseudonyme que nous avions choisi, ma fille et moi, pour écrire sur notre séjour en Italie et plus particulièrement en Ombrie. Le voyage n'est plus qu'un beau souvenir mais le pseudo est resté!
| Michel Ange : La pieta de Rome |
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| Michel Ange : La Pieta de Florence |
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| La Pieta de Rome |
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| La pieta de Florence Michel Ange |
Claudialucia est le pseudonyme que nous avions choisi, ma fille et moi, pour écrire sur notre séjour en Italie et plus particulièrement en Ombrie. Le voyage n'est plus qu'un beau souvenir mais le pseudo est resté!
Encore un très beau livre d’Olga Tokarczuk, Dieu, le temps, les hommes et les anges. L’écrivaine a ce talent inimitable de nous maintenir entre le réel souvent tragique dans cette tranche du XX siècle qui englobe deux guerres mondiales, et le surnaturel, Anges, Dieu, Ombres des morts, dans lequel il faut accepter de se perdre car il est poésie mais aussi prétexte à une réflexion philosophique. Olga Tokarczuk nous amène donc, comme souvent, dans une frange indéfinie entre réalité et fantaisie où tout est transcendé par l’écriture : la violence des combats et des rapports humains, la déportation et le massacre de la population juive dans un décor champêtre, les viols, la bestialité de l’homme (Le mauvais bougre, qui se transforme en animal) ; la grande Histoire se mêle à la petite, amour contrarié, sacrifié au devoir, (Geneviève), amour paternel (Michel et sa fille Misia), misère physique et morale (la Glaneuse), enfance saccagée (Isidor) et dominant le tout, le Temps, le temps qui passe et met à mal, celui contre lequel nul ne peut rien, même pas Dieu.
Le livre est divisé en chapitre, si l’on peut employer ce terme, comme autant de petits récits qui pourtant ne sont pas indépendants comme on pourrait le croire au début, mais se répondent, introduisant des personnages secondaires qui réapparaîtront par la suite, propulsés sur le devant de la scène, devenant à leur tour personnages principaux. Entrées, sorties, côté cour, côté jardin, arrière-scène, coulisses, comme dans un théâtre, celui du Monde tel que le voit Shakespeare.
Intitulés Le Temps de Geneviève au début de la guerre de 1914, Le temps de la Glaneuse, Le temps des anges gardiens, Le temps d’Isidor… tous ces récits sont ainsi placés sous le signe du Temps, qui est, fut et sera toujours le grand gagnant de l’histoire. A remarquer aussi que le village se nomme Antan et est situé « au milieu de l’univers ».
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| Vierge noire Pologne |
Le temps du moulin à café : de la supériorité des choses
Et si la matière était la seule à pouvoir tenir tête au Temps ? Michel ramène de la guerre un moulin à café qui devient celui de sa fille Misia.
Les gens croient vivre plus intensément que les animaux, les plantes et - à plus forte raison - les choses. Les animaux pressentent que leur vie est plus intense que celle des plantes et des choses. Les plantes rêvent qu’elles vivent plus intensément que les choses. Les choses cependant durent; et cette durée relève plus de la vie que qui que soit d’autre.
A la fin du roman la fille de Misia, Adelka, longtemps après la disparition de son grand père, emporte le moulin avec elle en quittant définitivement la maison familiale. Elle s’installe dans le car :
Elle ouvrit la valise et sortit le moulin à café. Lentement, elle se mit à tourner la manivelle. Dans son rétroviseur, le chauffeur lui jeta un regard étonné.
Peut-être, s’interroge Olga Tokarczuk, nul ne connaît la signification générale d’un moulin. Ils sont là pour moudre. Mais seulement ?
Peut-être le moulin est-il un débris de quelque loi fondamentale de la transformation, une loi dont ce monde-ci ne pourrait se passer sans être tout à fait différent ? Peut-être les moulins à café sont-ils l’axe de la réalité, le pilier autour duquel tout gravite et se développe? Peut-être sont-ils plus importants que le monde des humains ? Peut-être le moulin à café de Misia constitue le pilier central de ce qui se nomme Antan.
Claudialucia est le pseudonyme que nous avions choisi, ma fille et moi, pour écrire sur notre séjour en Italie et plus particulièrement en Ombrie. Le voyage n'est plus qu'un beau souvenir mais le pseudo est resté!
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| Le roi Pierre 1er et Inez de Castro/ Alfonso IV/ Alfonso-Henriques, 1er roi du Portugal |
J'avoue que j'ai calé parfois à la lecture de Os Lusiadas, ce long poème (8816 vers) de Luis Vaz Camoes. C'est un peu ardu quand on ne connaît pas l'histoire du Portugal, ses batailles, ses dynasties, ses rois, ses hommes célèbres, qui, parfois, ne sont nommés que par le prénom tant ils étaient célèbres à l'époque. La plupart d'entre eux me sont inconnus et il m'a fallu chercher à tout moment les noms, vérifier l'histoire, la géographie. Je me suis particulièrement intéressée aux chants III et IV dans lesquels Luis Vaz Camoes, toujours en donnant la parole à Vasco de Gama, fait un retour dans le passé pour présenter l'histoire de son pays. Ces chants nous apprennent beaucoup sur les grandes tragédies historiques du Portugal. Les récits qu'ils présentent sont devenus les mythes fondateurs de l'identité nationale des Portugais et ont souvent inspiré l'art et le littérature.
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| Jean 1er du Portugal |
En 1139 la Bataille de l'Ourique menée par Alfonso-Henriques contre les Sarrazins marque la naissance du Portugal; Celui-ci se proclama roi sous le nom d'Alfonso 1er et régna jusqu'à sa mort en 1185.
| Le siège de Lisbonne (1147) |
Le siège de Lisbonne (qui inspira le titre du roman de Saramago) a eu lieu en 1147 et chassa de Lisbonne les suzerains mauresques, Almoravides.
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| Bataille d'Aljubarrota (1385) permit au
Portugal d'assurer son indépendance vis à vis de l'Espagne . |
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| Le Tintoret Vénus |
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| Boticelli : Vénus |
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| Le Titien : Vénus |
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| Le monument des Découvertes ou Padrao des Decobrimentos 1 (image Wikipédia) |
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| Le monument des Découvertes ou Padrao des Decobrimentos (image Wikipédia) |
Claudialucia est le pseudonyme que nous avions choisi, ma fille et moi, pour écrire sur notre séjour en Italie et plus particulièrement en Ombrie. Le voyage n'est plus qu'un beau souvenir mais le pseudo est resté!