QUI SUIS-JE?

 
Le château de Montaigne :  La tour où était installée sa librairie (bibliothèque au XVI siècle)

 Ma librairie

 Le titre de ce blog est un hommage à Michel de Montaigne qui avait l'habitude de se retirer dans sa librairie ou bibliothèque. Celle-ci était située au troisième étage d'une tour de son château. Là, il méditait, lisait. Là, il écrivit Les Essais.
Les livres : "c'est la meilleure des munitions que j'aie trouvée en cet humain voyage." Montaigne

Mon pseudo

 
Claudialucia est le pseudonyme que nous avions choisi, ma fille et moi, pour écrire sur notre séjour en Italie et plus particulièrement en Ombrie. Le voyage n'est plus qu'un beau souvenir et je suis maintenant seule à écrire mais le pseudo est resté!

 Mon adresse mail : claudialucia@hotmail.fr


Qui suis-je?


Professeur de lettres à la retraite, maman de trois filles et grand-mère de Léonie, Liam et Lloyd, je souhaite dans mon blog Ma Librairie  - titre qui est un hommage à Montaigne-  partager avec vous mes lectures et mes centres d'intérêt.

 Mes centres d'intérêt

Lecture, Théâtre, Poésie, Cinéma, Voyages, Arts et surtout la peinture, jardins et fleurs....

 Livres préférés Les Essais de Montaigne   

Je cite sans ordre, au fur et à mesure que les titres me viennent en mémoire :

Romans et Contes Candide de Voltaire, Le Rouge et le Noir Stendhal, L'homme qui rit de Victor Hugo, Germinal de Zola  Orgueil et préjugé de Jane Austen; Le monde selon Garp et Prière pour Owen de John Irving; Les soldats de Salamine de Javier Cercas; Les Grandes Espérances de Dickens,  Tom Sawyer et Huckleberry Finn de Mark Twain; Belle du Seigneur de Albert Cohen; Le bûcher sous la neige de Suzan Fletcher, La Divine comédie de Dante; Retour au pays natal, Tess d'Uberville de Thomas Hardy; Les raisins de la colère de John Steinbeck, Quel beau dimanche et L'écriture ou la vie de Jorge Semprun.
Théâtre : Shakespeare, Racine, Corneille, Molière Dario Fo, Calaferte, Goldoni, Marivaux, Tchékov, Wajdi Mouawad, Beaumarchais, Alan Bennett; Alexis Michalik, Pierre Notte
 Poésies : Apollinaire, Verlaine, Rimbaud, Supervielle, Charles d'Orléans, Villon, Nerval Aragon, Eluard, Char, Brassens



















































Michel de Montaigne

Hébergée d'abord dans Le Monde, Ma Librairie revoit le jour dans ce nouveau blog. J'y publierai mes articles anciens et je continuerai à partager avec vous mes lectures, mes coups de coeur... ou de rage!

"Ma librairie est l’une des plus belles librairies de village. Chez moi je m’y réfugie souvent, et d’une main j’y supervise mon train de maison. Depuis sa porte je vois sous moi mon jardin, ma basse-cour, ma cour et la plupart des autres corps de bâtiment de ma maison. Là je feuillette tantôt un livre, tantôt un autre, sans ordre ni but précis, à pièces décousues. Tantôt je rêve, tantôt je dicte et enregistre, tout en me promenant, les songes qui me viennent.

La librairie est située au troisième étage d’une tour. Le premier, c’est ma chapelle, le second, une chambre et sa suite, où je couche souvent pour être seul. Au-dessus, elle a une grande garde-robe. Autrefois cette tour était le lieu le plus inutile de la maison, je passe là la plupart des jours de ma vie et la plupart des heures du jour. Mais je n’y suis jamais la nuit. À sa suite se trouve un cabinet assez bien aménagé, capable de recevoir du feu pour l’hiver. Si je ne craignais le souci (qui m’empêche de travailler) et la dépense, je pourrais facilement coudre, de chaque côté, une galerie de cent pas de long et de douze pas de large, ayant déjà trouvé tous les murs montés, pour d’autres usages, à la hauteur qu’il me faudrait. Tout lieu retiré requiert en effet un promenoir. Mes pensées dorment si je les assieds. Mon esprit ne va si mes jambes ne l’agitent. Ceux qui étudient sans livre en sont tous là.

La forme de ma librairie est ronde et n’a de plat que ma table et mon siège. Elle m’offre, en une ligne courbe et d’un seul regard, tous mes livres rangés à cinq degrés tout autour. Elle possède trois vues aux riches et libres perspectives, et un diamètre de 16 pas. En hiver j’y suis moins continuellement car ma maison –comme son nom l’indique- est juchée sur un tertre et n’a point de pièce plus ventée que celle-ci. J’aime que son accès en soit pénible, tant pour le fruit de l’exercice que j’en retire que pour en éloigner la foule.

C’est là mon siège : j’essaie d’en être le seul maître, et de soustraire ce coin unique à la communauté à la fois conjugale, filiale, et civile. Malheureux, à mon avis, celui qui n’a chez lui aucun lieu où être à soi, où se faire particulièrement la cour, où se cacher. Et je trouverais beaucoup plus supportable d’être toujours seul que de ne pouvoir l’être jamais."

A partir du mois d'Avril 2017 :  


Ma petite fille est en CE1. Elle a 7 ans et va parfois participer à mon blog pendant les vacances en vous faisant partager ses lectures. Elle a choisi pour pseudonyme son deuxième prénom : Apolline
Ma librairie sera désormais le blog de la petite-fille et de sa grand-mère, le lieu de rencontre d'Apolline  et Claudialucia. 

 





 


























































15 commentaires:

  1. Le rouge et le noir est aussi un de mes romans préférés! Qu'est-ce que j'ai pu le lire! Cela mon écrivain préféré est Proust... et Balzac... enfin, il y en a beaucoup! Et oui, j'étais aussi enseignant en lettres, mais maintenant je me consacre entièrement à l'écriture!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Moi aussi, je l'ai lu et relu! Et je n'ai pas cité non plus tous les écrivains que j'aime... C'est bien de pouvoir se consacrer entièrement à l'écriture!

      Supprimer
  2. Quelle découverte précieuse aujourd'hui pour moi :ce magnifique blog d'une grande richesse ! Je partage avec vous un grand intérêt pour Stendhal, Jane Austen, Albert Cohen (mon préféré) et l'Italie, entre autres... J'épingle votre blog parmi mes favoris et ne manquerai pas d'y revenir. je suis moi-même bloggeuse depuis 5 mois et vous invite à découvrir mon blog et à me donner votre avis : Le livre d'après, blog littéraire franco-belge
    Florence.

    RépondreSupprimer
  3. Merci Florence. Oui, bien sûr, je vais venir découvrir votre blog le plus tôt possible.

    RépondreSupprimer
  4. de belles références, je note John Irving dont je relis d'œuvre depuis son premier paru aux USA

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. John Irving : ses livres, en particulier les deux notés ici sont toujours parmi mes oeuvres préférées.

      Supprimer
  5. Bonjour Claudia Lucia,

    Je suis Opaline (qui opère le défi La plume au féminin) et je suis complètement gaga du design de ton blogue. Est-ce que tu pourrais me dire comment tu l'as obtenu ou que faire dans Blogger pour l'avoir? J'espère que cela ne te dérange pas. Merci et bonne journée!

    RépondreSupprimer
  6. Non tu ne me déranges pas, au contraire. Tu sais que je me suis inscrite à La plume au féminin.
    Je vais te répondre mais avant il faut que j'aille un peu voir comment il faut faire car... je ne me souviens pas trop. Mais ce n'est pas difficile. Je te donne la réponse d'ici demain.

    RépondreSupprimer

  7. Et voilà la marche à suivre :

    clique sur conception et puis :


    1) Sous l'aperçu de ton blog à la première page clique sur personnaliser

    2) clique sur arrière-plan

    3) dans image d'arrière -plan, clique sur la flèche à droite pour sélectionner une image d'arrière plan : tu découvres toute une série d'images que l'on te propose (abstrait, art, fêtes etc..)

    4) si tu veux une image de ton choix que tu as mise sur ton bureau, clique sur importer, sélectionne, clique sur Ok

    5) là tu peux choisir de faire défiler l'image avec la page (en cochant la case) ou non. Tu peux choisir aussi de le mettre en mosaïque ou non etc... Fais des essais. N'oublie pas d'enregistrer en haut à droite.

    Je viens de choisir de faire défiler l'image de Montaigne mais je ne crois pas que je le laisserai ainsi. C'est trop chargé. On peut toujours supprimer en refaisant le même parcours.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci beaucoup pour t'être inscrite à mon défi et aussi pour tes instructions, elles sont très claires et faciles à suivre! Au plaisir de se côtoyer dans mon défi....

      Supprimer
  8. Bonjour, merci pour votre blog si riche. Je suis comédienne et j'aime parfaire ma compréhension de texte en parcourant vos analyses !! Belle rentrée à votre petite-fille. Flore

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci Flore ! Comédienne ? Vous travaillez sur quel rôle en ce moment ?

      Supprimer
  9. bon ben ici aussi il pleut des points communs... c'est effrayant :-)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je vais don aller voir quels sont nos points communs dans ton blog !

      Supprimer
  10. J'arrive par un hasard dont je vous parlerais si le paradoxe ne me tenait suspendu

    en tout cas, je vous souhaite une bonne continuation et vous donne par avance la bienvenue à mon atelier si la situation vient à se poser

    certes, il y a pas une garantie sur un état calme du monde pour simplement prendre un café, mais l'on s'écrit les uns les autres, et même, les auteurs (finalement, le fait d'internet rend tout sujet sachant écrire ou agir un auteur universel) qui adressent au hasard la possibilité de leur lecture, pour donner sur l'écriture il existe une attente, un espoir, un principe de vie quelque part



    voilà, je vous laisse un petit exercice du même ordre que celui que vous affichez

    " Cherchons plus sur Dracula et le dantesque chez un italien et un
    frangais de la meme periode et les memes fourmillements
    revolutionnaires, tous deux des agites qui sont tombes en disgrace
    avec l'avenement du dictateur Napoleon Bonaparte. Dilatant le
    moment d'un effort qui fasse chapitre, je me contenterai d'emietter des
    idees sur le baiser et sur le roman ou l'oeuvre litteraire, si je peux, me
    fiant a la fortune. C'etait Sade et Ugo Foscolo.

    Mais avec la boussole oriente vers l'envie de fournir des bribes de
    traduction propre de la Gerusalemme liberata de Torquato Tasso,
    d'autres detours se posent. Le sujet aurait du rester la peinture.
    Botticelli au dessus de tout. Le Printemps, la Naissance de Venus.
    Mais d'autres italiens qu'on voit dans l'annexe premier (Piero di
    Cosimo, Raphael). Une certaine fixation pour Guido Reni, un besoin
    de comparer Florence a Venise (pour le Titien, oui, mais aussi
    Tintoretto).

    C'est alors que je n'arrive pas a me pencher, ni sur Foscolo, ni sur
    Sade, ni sur Tasso, dont je possede la premiere traduction espagnole
    de VAminta, par Jauregui, l'ami de Luis de Gongora, qui etait peintre
    et avait peint une Salome ou une Judith, qui avaient fait scandale et
    merveille, et a qui l'on doit des illustrations de V Apocalypse. Ni
    d'ailleurs sur les lectures temptatrices qui m'attirent et m'eludent : II
    Piacere, de Gabrielle d'Annunzio, Le D on Juan de mozart, de Pierre
    Jean Jouve, ainsi que son Hecate et sa traduction des sonnets de
    Shakespeare, le Dirk Raspe de Drieu de la Rochelle, Nerval, qui peut



    mener ou l'on reve d'aller, L'oblat de Huysmans, les trois volumes
    bilingues des Metamorphoses d'Ovide, Ruysbroeck, Cornelio Agrippa
    (deux livres), et puis de la litterature modeme : deux Matzneff, les
    Morceaux choisis de Nabe, trois livres de Catherine Clement, On the
    Road (the original scroll) de Jack Kerouak, Naked Lunch (l'edition
    Flamingo) de William Burroughs, Bread and Water , d'Eileen Myles, le
    Don Quixote de Kathy Acker.

    En meme temps je voulais traduire de la poesie espagnole de gens qui
    me sont proches ou que je decouvre : Tesa Arranz (la hlle qui faisait
    les "maracas" avec Los Zombis (celebres pour leur single
    Groenlandia ) , Isabel Escudero (la compagne du philosophe Agustin
    Garcia Calvo - et dont j'avais jadis aime Coser y Cantar ) qui m'a
    offert deux chefs d'oeuvre, les livres Fiat Umbra et Nunca se sabe, et
    puis Domus Aurea de Narzeo Antino, que je connais depuis que mon
    papa allait a la fac et que j'appelais "le petit oncle". Un misanthrope et
    un precieux qui n'a pas d'egal dans la purete de genie.

    Dans mes voyages en metro, j'avais presque de paragraphes entiers qui
    venaient, prets a s'enchainer autour des idees "vraiment en rapport a
    Dante". Mais ce soir, je ne peux pas dormir mais... je prefere ecrire a
    faire face a cet ocean d'idees et de lettres et lire.
    "

    RépondreSupprimer

Merci pour votre visite. Votre message apparaîtra après validation.